Le manifeste

Diffusez la campagne: Osons la masturbation le désir, le plaisir, le sexe…

Aidez nous à diffuser la campagne contre la prostitution en la partageant sur Facebook, Twitter…

Voulez-vous des affiches pour les coller dans votre ville? Des flyers à distribuer?

Ecrivez à info.zeromacho@gmail.com

Le réseau Zéromacho – des hommes contre la prostitution réaffirme son soutien à la
proposition de loi Bousquet-Geoffroy visant à l’abolition de la prostitution, et à la volonté de la
ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, d’aboutir en ce sens.

  • Parce que la prostitution n’est pas une relation sexuelle libre entre individus
  • consentants mais un système économique reposant sur la violence et la contrainte.
  • Parce que dans ce système les personnes prostituées ne sont pas des individus
  • proposant un rapport sexuel mais des produits.
  • Parce que dans ce système les « clients » de la prostitution ne sont pas des individus mus par des désirs sexuels mais un marché.
  • Parce que le moteur et la raison d’être de ce système, ce n’est pas la sexualité, mais l’argent.
  • Parce que seuls les pauvres sont prostitués.
  • Parce qu’un billet, aussi gros soit-il, n’effacera jamais une violence.
  • Parce que, quand on parle des « acteurs » de la prostitution, on oublie toujours les
  • producteurs : les proxénètes et les réseaux du crime organisé.
  • Parce que la sexualité, avec ses infinies possibilités, ne perdra rien avec l’abolition de la
  • prostitution.


La réalité de la prostitution, ce n’est pas le libertinage, c’est la misère et le crime organisé.

  • • Des trois principaux trafics illégaux (dont les armes et la drogue), la traite d’êtres
  • humains est le plus rémunérateur et le moins puni.
  • • L’entrée dans la prostitution se fait bien souvent à l’adolescence.
  • • 90% des personnes prostituées sont victimes de réseaux de proxénètes et de passeurs.
  • • La majorité connait des problèmes de dépendance alcoolique et de toxicomanie. Leur
  • espérance de vie est celle d’un sdf.

À tous ceux qui ne veulent voir dans le système prostitueur qu’une dimension sexuelle, à
tous ceux qui affirment qu’elle n’existe que pour répondre aux « besoins irrépressibles » des
hommes, nous répondons :

Osons la masturbation
les plaisirs, le désir, le sexe…
Refusons la prostitution
Payer, c’est imposer une violence !
Ce sont des hommes qui le disent

Diffusez largement cette campagne sur vos réseaux sociaux et (pour les hommes) signez notre manifeste sur ce site !

72 réflexions sur “Diffusez la campagne: Osons la masturbation le désir, le plaisir, le sexe…

  1. Pingback: » pour Zéromacho, il faut oser la masturbation - Egalité

  2. mais c’est une blague cette campagne?!! Si vraiment vous vous prétendez abolitionniste, contre le SYSTEME prostitueur et donc contre le système patriarcal, comment osez vous faire ce genre de slogan?! quel est le rapport entre la masturbation et le le système prostitueur? Ne croyez vous pas que les prostitueurs se masturbent en plus d’aller payer pour commettre des crimes auprès de femmes?!!!!! Se masturberait ferait que comme par magie il n’y aurait plus de haine des femmes? Vous entendez alors par là que si des hommes vont voir des prostitués c’est parce qu’ils ont un « besoin vital » de se vider les couilles? Et devant quoi ils se masturbent vous vous êtes posé la question deux secondes ou quoi ? -bon j’arrête mon message je risquerai d’être vulgaire-.

    • Vous avez raison, il n’y a rien en commun entre « masturbation, désir, plaisir et sexe » et la prostitution. C’est exactement le sens du message que nous avons voulu créer de façon un peu provocatrice et humoristique afin d’attirer l’attention sur notre combat plutôt que sur les propos navrants du lobby des proxénètes que les médias chérissent tant. Nous réaffirmons (comme à la conférence de presse hier) que nous les hommes n’avons pas de « besoins » sexuels spécifiques et que la justification du système prostitueur sur base de cet argument ne tient pas. Nous disons oui à la sexualité désirée sous toutes ses formes mais non à la prostitution.

      • …Merci à vous …j’entends tellement de propos misogynes…hommes et femmes confondus…j’avoue que ce monde me désespère… »droit à la prostitution…port de la burka »…un peu comme si Mandela demandait le retour de l’Apartheid.Je n’ose même plus espérer la disparition de la prostitution….puisque certains(nes) revendiquent le droit de se prostituer.Je n’ose plus espérer que le viol soit réellement condamner par la société, tant tout cela hors des discours officiels est toléré.Je n’ose plus espérer qu’un jour nous renoncions à déshumaniser et ôter toute dignité à l’autre, tant à titre d’exemples, le fait de posséder de l’argent, des biens, un statut, un phallus, une arme, de la technologie…autorise tous les abus…Et que gagnons nous collectivement???…Mais nous continuons « LA RAISON DU PLUS FORT » fascine toujours autant …bref tout ce qui peut anéantir l’individu, l’autre, par la violence a toujours un réel succès et si ce n’est pas le but c’est en tous les cas un moyen… »rendre l’autre objet anecdotique semble rassuré sur son propre pouvoir, sa valeur » dans une société qui ne rechigne pas à créer de l’exclusion…l’homme humilié peut toujours humilier sa compagne ou à défaut une autre femme…quand ce ne sont pas les femmes qui s’humilient ente elles…histoire d’être solidaire avec le « sexe fort » …qui on le comprend a bien a bien besoin d’un peu de solidarité en matière de misogynie!!!…Tout cela est malheureusement assez pratique et relativement universel!….Beaucoup moins difficile et fastidieux en réalité que de remettre en question des systèmes, des sociétés, des rapports inégalitaires, injustes, violents, pervers…Beaucoup moins dérangeant et angoissant finalement que de se questionner sur ce qui peut bien se cacher derrière notre manque d’empathie… Bon courage à vous…

  3. Pingback: Ces hommes qui préfèrent la sexualité à la prostitution ! | Tout n'est pas à vendre

  4. Je suis un peu consternée par ces femmes qui revendiquent le droit de se prostituer …
    C’est un courant féministe dans lequel je ne peux pas me reconnaître !!!
    Votre campagne me redonne beaucoup d’espoir.
    Merci.
    Béatrice.
    Béatrice

  5. En Allemagne et aux Pays-Bas, pays qui ont légalisé la prostitution en 1999, de 60 à 66 % des hommes auraient payé pour un rapport sexuel. En Thaïlande, on estimait, que si 75 % des hommes étaient des prostitueurs en 1995, , ils sont 90 % en 2010. A contrario, en Suède, le nombre d’acheteurs de sexe a baissé depuis la loi de 1999 ; avant la loi, un homme sur huit était prostitueur (12,5 %) ; aujourd’hui, c’est un homme sur douze (8,3 %). (Source : Kajsa Ekis Ekman, Varat och varan (l’être et la marchandise), Stockholm, Leopard Förlag, 2010.)

    Autrement dit, le régime juridique encadrant la prostitution a des conséquences importantes. Sans prostitueurs, il n’y a pas de prostitution. Et quand le nombre de prostitueurs augmente de façon importante, le nombre de personnes prostituées augmente aussi, d’où un essor de la traite humaine à des fins de prostitution. On estime en Allemagne que 75 % des femmes prostituées sont d’origine étrangère. Les données sont similaires aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse et dans d’autres pays qui ont légalisé l’inégalité entre les femmes et les hommes, ce qu’est la prostitution.
    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/351423/affaire-sociale-plus-que-choix-individuel

    • Je trouve le mot prostitueur impropre parce qu’on le confond avec proxénète, on ne sait plus lequel donne de l’argent et lequel en reçoit, c’est le flou complet pour mieux évoluer. Si la prostitution c’est pas l’égalité alors qu’est-ce qu’il manque aux personnes qui se prostituent qu’elles peuvent dire sans qu’on parle pour elles autoritairement.

  6. 90% DES PERSONNES PROSTITUÉES DÉPENDENT D’UN PROXÉNÈTE.

    Des années d’avant guerre, jusqu’aux années 70/80, le spécialiste et ancien truand Alphonse Boudard, donne, dans la Fermeture, une estimation de 90 à 95% de filles protégées. « Toutes les estimations parlent de 90 à 95 % de filles protégées. Du haut en bas de l’échelle… depuis les hôtesses de luxe qui laissent entre 40 et 50 % de leur bénéfice aux organisateurs du réseau jusqu’aux filles des rues de Budapest, Joubert, Blondel, etc, qui sont toujours maquées dans la vieille tradition de la comptée ».

    Pour Jeanne Cordelier dans « La dérobade », les filles sans souteneurs sont aussi l’exception.

    Selon les études récentes du sociologue Richard Poulain, 85% à 90% des personnes prostituées seraient liées à un proxénète.

    M Chapelier magistrat et ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé donne aussi une estimation de 90% de personnes prostituées dépendant d’un proxénètes.
    « La prostitution a atteint une dimension industrielle et planétaire des plus inquiétantes », concernant aujourd’hui de 40 à 42 millions de personnes, dont 90 % « dépendraient d’un proxénète ».
    Les jeunes forment l’énorme majorité du contingent : 75 % des prostitués « auraient entre 13 et 25 ans » et deux à trois millions sont mineurs, selon le rapport. Pire, « environ 50 % des personnes concernées ont commencé la prostitution en étant mineures. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 13 à 14 ans au niveau mondial » et le phénomène est « en pleine augmentation », d’après M. Charpenel.
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/27/la-prostitution-en-pleine-expansion-femmes-et-mineurs-en-premiere-ligne_1635638_3224.html

    • Aujourd’hui, les prostituées françaises sont bachelières ou presque, elles sont capables de se débrouiller seules et capables d’être indépendantes. Dans les années 80, ma tante qui n’avait pas beaucoup d’instruction avait un proxénète en Belgique contre qui elle a fini par porter plainte sans hésiter. Les étrangères qui se prostituent en France devaient être expulsées et il n’en reviendrait pas d’autres.

      • Bonjour Jean-Claude
        Je vois que toi aussi tu as un proche en situation de prostitution. Mon amie en situation de prostitution est toujours souriante, une beauté avenante, mais en son fort intérieur c’est le désespoir, l’envie de mourrir, une tristesse sans nom qu’elle m’a confiée tant et tant de fois, un abime de souffrances (dépression, PTSD, dissociation, incapacité à éprouvé des affects…) à cause de la prostitution … exactement comme l’a décrit l’anthropologue Rose Dufour, les docteurs Judith Trinquart, Muriel Salmona, Malka Markevich ou encore la survivante Rebecca Mott.
        Mais ce que mon amie NE veut SURTOUT PAS, c’est que ses enfants, sa famille connaissent sa détresse et sa souffrance. Aussi elle sourit, elle joue le jeu de « tout va bien, c’est moi qui choisit ma vie, j’ai ma satisfaction… »

        Mon amie est une personne prostituée « volontaire », mais pour la plupart (plus de 80% en tout cas), elles n’ont pas le choix, elles sont sous l’emprise d’un souteneur ou sous les contraintes violentes de réseaux mafieux.

      • Bonjour Didier,
        Je suis étonné qu’on puisse être affecté comme ton amie par la prostitution, mais peut-ëtre avait-elle ces problèmes psychologiques avant de se prostituer. Donc ma tante, Marie-Rose Vérillac a porter plainte comme son proxénète en Belgique et a quitté la prostitution aussi sec pour retourner dans la famille et vivre comme si de rien n’était et sans problème psychologique. Une autre tante, belle soeur de mon père, Jacqueline Milon se prostituait sans proxénète dans les années 1951/52 dans le quartier de la gare Saint- lazare à Paris, elle était fichée, ça doit pouvoir se retrouver dans les archives. En dehors de la prostitution, elle avait rencontré mon oncle à qui elle avait plu, elle n’a pas eu besoin de travailleurs sociaux pour sortir de la prostitution, il lui a suffi d’avoir de la bonne volonté et de la chance. Elle était de caractère fort et insouciant, elle avait un mot pour plaisanter en voyant une prostituée sur le trottoir  » tiens, t’en a une là, hi, hi, hi,  » disait-elle. Elle aimait faire des repas avec beaucoup de monde, ne parlait pas de politique, elle disait qu’elle irait travailer mais n’a jamais cherché du travail.
        Des prostituées prennent soin de retirer le préservatif sur le client après le rapport sexuel, c’est pour elles une bonne occasion pour profiter une fois de plus de mettre la main sur le pénis qu’elles adorent. En plus de le dire avec parfois une expréssion de joie passionnée sur leur visage, elles le montrent. Un jour, j’ai demandé à une jeune prostituée si elle faisait aussi les femmes, elle m’a répondu  » ah non, moi, j’aime les hommes ! « . Bien souvent, elles aiment les hommes en général par adoration pour le sexe, si elles n’ont pas de désir pour les clients.
        Actuellement, il y a deux jeunes prostituées qui proposent une douche à leurs clients après le rapport sexuel. Pour être aux petits soins pour leurs clients, il faut qu’elles aient une bonne considération du travail qu’elles font : que ce ne soit pas vécu comme une forme de viol ou de violence ni que ce soit une domination du client qui les soumettraient avec affligence. Il faut qu’elles soient complaisantes et bien dans leur peau pour veiller à être aux petits soins pour leurs clients, quand on a reçu un mauvais coup, on ne remercie pas en proposant une douche et ce n’est pas pour une douche que le client reviendra.
        J’ai demandé à quatre prostituées ce qu’elles pensent du sexe de l’homme, trois on répondu  » j’adore !  » ou  » c’est beau, oh,oh, !  » et une autre a répondu  » ça m’est égal !  » . C’est une donnée authentique et non falsifiée.

      • Je peux affirmer qu’elles t’ont menti. Mais comment veux tu qu’elles disent à leur client : « je n’ai pas envi de ce rapport sexuel, je fais semblant, vous nous dégouttez, on en peut plus de vos manies, de vos fantasmes et votre crasse… » ; Elles ne sont pas stupides, JAMAIS elles ne le diront A LEUR CLIENT. Après enquête à Amsterdam, seule 2% disent aimer ce qu’elles font (Le Monde, 2011/12/23).

        voilà ce que constate l’anthropologue Rose Dufour :
        « Conséquences de leur pratique prostitutionnelle, elles constatent avec détresse LA PERTE DU DÉSIR SEXUEL et l’anéantissement de leur vie sexuelle, une désensibilisation progressive de leur corps, LE DÉGOÛT DES GESTES SEXUELS, la confusion sur leur identité sexuelle, une dissociation de plus en plus grave d’avec elles-mêmes qui les amènent à effectuer une rupture affective avec elles-mêmes et les autres. Elles révèlent LA PERTE DE L’ATTRAIT ET DE LA CONFIANCE DANS LES HOMMES, l’abondance de leurs diagnostics médicaux, leur alcoolisme et leur toxicomanie, leurs pensées suicidaires et leurs tentatives de suicide,…Ce sont socialement les personnes les plus stigmatisées qui soient. »
         http://sisyphe.org/spip.php?article1605

        Et ce que constate Eve Lamont au près de 75 personnes prostituées :
        «Ce sont les femmes LES PLUS SOUFFRANTES QUE J’AI RENCONTRÉES DANS MA VIE. On entre facilement dans ce milieu, mais on en sort difficilement. La prostitution entraîne une désensibilisation face au corps et aux émotions. LES FEMMES SE DISSOCIENT DE LEUR CORPS pour passer à travers : elles sont des orifices», s’indigne Mme Lamont, soulignant que les femmes qui ont témoigné devant sa caméra l’ont fait AVEC LE DÉSIR QUE LEUR MALHEUR N’ARRIVE PAS À D’AUTRES FEMMES.
        http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/17/01-4371477-limposture-la-face-cachee-de-la-prostitution.php

        Ou encore un résumer des travaux des Docteurs Muriel Salmona et Judith Trinquart sur les conséquences de la prostitution :
        Dépression, anxiété, insomnies, dégradation complète de l’image de soi, troubles psychotraumatiques (PTSD…) chez 60 à 80% avec les mêmes conséquences que les survivants des camps d’extermination, idées suicidaires récurrentes avec fréquentes tentatives de suicides, anesthésie physique et psychique (indifférence à tout, incapacité d’éprouvé des affects), dissociation psychique binaire (deux personnalités distinctes avec perte de mémoire de se qu’on a fait), mort de leur sexualité…
        http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/20120625Communique_de_lAssociation_Memoire_Traumatique_et_Victimologie_en_soutien_aux_declarations_de_Mme_Najat_Vallaud-Belkacem_sur_labolition_de_la_prostitution.pdf
        http://www.fondationscelles.org/index.php?Itemid=2&id=14&option=com_content&task=view

        Mon amie tient un discours à ses clients semblable à ce que tu as entendu, extérieurement de larges sourires et une bonne humeur, et pourtant je peux t’assurer qu’elle déteste ce qu’elle fait, MAIS ELLE N’EST PAS STUPIDE AU POINT DE LEUR DIRE, voilà tout. J’ai découvert sur internet que celles qui pleurent après les passes s’appellent entre elles « des pleureuses ». Elles pleureront dans la rue ou chez elles, mais toujours SEULES, JAMAIS face aux clients.

      • Mais n’oublions pas que l’on parle de la toute petite minorité (moins de 10% qui revendiquent ce choix la prostitution, car la GRANDE MAJORITÉ des personnes prostituées n’a pas le choix, n’a pas la parole, elle est contrainte par la violence des réseaux ou des macs à se prostituer (90% ont un souteneur Rapport Parlementaire N°3334, avril 2011).
        La Grande majorité des personnes prostituées se sont retrouvées prostituées CONTRE LEUR GRÉ par des réseaux criminels (grand banditisme international), et sont étrangères (plus de 80% sont étrangères RP N°3334), la grande majorité n’a pas la force ou la chance de parler à la télévision, de s’exprimer dans les médias, et n’est pas membre du strass (moins de 1% d’adhérents avec une sur-représentation d’hommes). La grande majorité est CONTRAINTE A SE PROSTITUER, par la violence des réseaux mafieux ou de son mac.

      • Bonjour Didier,
        On peut facilement concevoir que le sexe opposé en tant qu’attribu, puisse parfois exercer une attraction et en faire un travail en deuxième choix et puis au départ, il y a un renoncement à la vie comme tout le monde, et ne pas se satisfaire des minima sociaux. Il y en a qui disent,  » je fais ça pendant quelques années et puis j’arrête ! « . J’en ai entendu une, dire  » oh mais, à cinquante ans, on peut encore travailler ! « . Une étudiante de 20 ans, Chrystelle qui a dit plusieurs fois  » si je rate mes études, je fais la pute, j’ai mon cul ! « . Etudes qu’elle n’a pas ratées. C’était la prostitution en deuxième choix plutôt que les minima sociaux. A propos d’une guerre ou tombaient des soldats, elle avait dit  » toutes ces bites qui meurent ! « . Je m’excuse pour le côté vulgaire. Par ces mots, on voit, il me semble, qu’elle avait le profil de l’emploi. Une fois, elle m’a demandé de la traiter de pute et de salope pour engrener sur d’autres cochonneries, choses que je n’ai pas pu faire de peur de ne plus la revoir. Il y a quelques temps, j’ai croisé dans la rue, une ancienne prostituée de 55 ans qui n’exerce plus et qui après trente ans de trottoir m’a dit qu’on pourrait peut être se voir parce qu’elle me trouvait très carèssant quand elle se prostituait et me consacrait un large temps supplémentaire. Ca ne peut pas être encore une coïncidence, un jour, j’ai demandé à une jeune prostituée de faire un cunnilingus. Elle m’a répondu mot pour mot  » un tout petit peu, quand je te dis arrêtes, tu arrêtes ! « . J’ai fait ça, elle ne m’a rien dit et quand je me suis arrêté de moi même, elle m’a dit,  » tu ne veux pas continuer ! « . Véridique, ça lui plaisait et il y en a eu une autre encore que si je ne m’étais pas arrêté de moi même, fatigué de faire ça, je crois que j’y serait encore, non, j’exagère. Quand j’étais jeune et beau, ce n’était pas rare quand les jeunes prostituées coisaient leurs jambes autour de ma taille pendant le rapport sexuel, elles participaient au rapport sexuel, elles l’animaient, elles ne le subissaient pas. Une fois, dans la position de la levrette, la prostituée m’a engueulé parce que je m’y prennais mal, elle m’avait dit de rappocher mes genoux entre ses jambes et de taper plus fort, elle avait de la conscience proféssionnelle. Mais je dois dire que sur plus de cent prostituées que j’ai vu dans mon existence, il y en a eu cinq ou six que j’ai trouvé désagréables et qui pouvaient correspondre aux profil de prostituées que tu dis et je me suis dit qu’elles feraient mieux de faire autre chose.

      • Bonjour Jean-Claude😉
        Jeanne Cordelier, dans son livre « La Dérobade » dit qu’elle était tombée amoureuse d’un de ses clients, mais étant maquée, elle n’aurait jamais pu le suivre… Mais là encore, ce n’est pas elle qui choisit de se prostituer, mais son compagnon. Elle ne put se libérer de son emprise, car il s’agit véritablement d’une relation d’emprise, qu’au prix d’un incroyable combat, avec de l’aide extérieure et de la chance.
        Elle raconte aussi qu’une de ses consœurs était, elle aussi tombée amoureuse d’un client, son amoureux voulut la sortir de la prostitution, mais il tombât sous les balles de son proxénète… Mais un client sur les milliers rencontrés…

        Le plus souvent, les personnes prostituées refusent VOLONTAIREMENT d’avoir du plaisir avec leur client (d’après tout ce que j’ai lu, vu comme reportage), pour ne pas mélanger « prostitution » et « vie privée ». Et la plupart des personnes prostituées, au but d’un certain nombres d’années, n’ont plus de vie sexuelle, comme l’a très bien décrit l’anthropologue Rose Dufour.

        Jean-Claude, hélas les clients comme toi se font rares. Mon amie m’a dit que ses clients sont de plus en plus violents, sans respect, de plus en plus influencés par la pornographie violente. Et elle le déplore. C’est la colère, la haine, qui l’envahit après la plupart de ses passes… (la haine envers l’homme en général).
        Une femme en situation de prostitution est une personne digne de respect, qui n’a PAS CHOISI de se prostituer, dans plus de 90% des cas.

        Bonne fin d’après midi

      • Bonjour Jean-Claude

        Tu es un sympathique prostitueur (désolé c’est le nom de ceux qui vont voir les personnes prostituées😉 ). Je suis sûr que les personnes prostituées aimeraient que tous soient comme toi.

        Je suis désolé de te contredire encore, mais une personne prostituée cherchera à avoir des « passes » les plus courtes possibles. Les paroles que tu cites vont dans ce sens: « abréger la passe ». Elles encouragent le client pour qu’il en finisse. Mon amie prostituée n’aime pas, elle non plus, les passes longues, c’est même une souffrance pour elle si le client s’éternise. (Je n’ai jamais vu mon amie se prostituer, c’est peut-être pour cela que je peux être un vrai ami pour la vie de tous les jours, mais je n’ai aucun doute dessus.)

        Toutes les personnes prostituées ne sont pas des victimes qui subissent la prostitution. Mais la plupart sont des victimes de proxénètes, à plus de 80% en tout cas. (toutes les statistiques donnent 85 à 90%). Et le proxénétisme et la traite par la violence sont en pleine expansion.

        Mon amie se prostitue librement, ce n’est pas une victime qui se prostitue sous la contrainte, mais l’histoire de son enfance est une tragédie, comme pour 70 à 95% des personnes prostituées. Alors sont elles réellement « libres » de se prostituer? La prostitution est alors vécu comme un outil de survie à une souffrance plus grande encore, un mal pour combattre le mal, … »une tentative d’auto-traitement de la souffrance liée à la mémoire traumatique des violences () en créant un état de dissociation qui permet de se couper de ses émotions ».
        Lorsque des évènements traumatiques (viols, inceste,…) se produisent sur des mineures incapables de se défendent, (ou adultes) ils génèrent une mémoire traumatique piégée dans l’amygdale cérébrale. Cette mémoire traumatique fera revivre à l’identique la même souffrance, la même détresse, pendant des années voir toute une vie, selon un mécanisme très bien compris et prouvé depuis une dizaine d’années grâce à l’imagerie médicale. Pour soulager leurs souffrances, les victimes finissent par découvrir l’efficacité des conduites paradoxales ou dissociantes comme par exemple la prostitution. La Dr Muriel Salmona l’explique très bien, et à réaliser un excellent travail de synthèse des travaux internationaux sur la mémoire traumatique, et sur les conduites paradoxales. (avant on parlait de revictimation…)
        http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

        http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/20120625Communique_de_lAssociation_Memoire_Traumatique_et_Victimologie_en_soutien_aux_declarations_de_Mme_Najat_Vallaud-Belkacem_sur_labolition_de_la_prostitution.pdf

  7. John J. Potterat, 2003 a étudier 1936 femmes prostituées sur une période de 32ans et a montré que les personnes prostituées ont 18 fois plus de risque de mourir par homicide que la population générale, avec une moyenne d’age de décès à 34ans (toutes causes confondues).
    http://aje.oxfordjournals.org/content/159/8/778.full

    « J’ai été menacée de mort des quantités innombrables de fois quand j’étais prostituée ou poussée dans la pornographie. Et je connais la froideur et la haine propres à ces hommes qui tuent des prostituées.
    La plupart des prostituées ne sont pas tuées par ce tueur en série « fou/machiavélique » ; la plupart sont tuées par un homme qui n’en assassine qu’une.
    La mort est simplement considérée comme le risque propre au fait d’être dans le commerce du sexe. Beaucoup trop de femmes piégées à l’intérieur de ce commerce n’atteignent jamais l’âge de 28 ans.
    Les hommes qui m’ont menacée de me tuer – proxénètes ou prostitueurs – pensaient qu’il serait amusant de tuer une prostituée. On n’a cessé de me répéter qu’une pute qui se fait buter, tout le monde s’en fout, c’est comme se débarrasser d’un sac d’ordures.

    …je n’ai pas été tuée, mais ce ne fut que par hasard. Et ce qui est pénible à vivre, c’est que TANT DE PROSTITUÉES SONT ASSASSINÉES À CAUSE DE CE HASARD. Il n’y a de sécurité pour aucune femme ou fille dans le commerce du sexe, et que l’on soit tuée ou non revient à un simple coup de dés. » 
    REBECCA MOTT SURVIVANTE DE LA PROSTITUTION
    http://sisyphe.org/spip.php?article3980

    • Bonjour Didier

      Rocco Siffredy producteur et acteur de 500 films porno et d’autres ne sont pas comme ça, je trouve que c’est exagéré.

      Quand elles font dix ou quinze passes dans la journée, c’est qu’elles le veulent bien, libre à elles, si ça fait mal, elles n’en font que deux ou trois à 120 euros minimum la passe, c’est suffisant. et puis il a des jours pour se reposer et des lubrifiants pour préservatifs. Comme il n’y a aucune information, souvent les clients mettent leurs doigts sales dans le vagin ou leur langue avec une mycose dans la bouche alors aprés,il y a une irritation quand c’est pas une infection et bien sûr, la pénétration fait mal. Un souvenir me revient , une prostituée qui avait des irritations, cette fameuse Gislaine Appolaro, disait plutôt pas contente  » maintenant, je vais interdire qu’on mettent les doigts dedans ! « . En plus, comme il n’y a aucune information, au lieu d’utiliser que de l’eau, elles se lavent le sexe à chaque fois avec du savon ce qui fini par les irriter et là aussi la pénétration fait mal. Quand le rapport sexuel est trop long ou pénible, elles le font arrêter et cherche une meilleure solution, finition manuelle.

      • Bonjour Jean-Claude
        Je te remercie pour ces femmes prostituées de les considérer comme toutes les autres femmes, avec la même dignité et le même respect que notre mère ou notre sœur. L’exclusion est une grande souffrance pour elles, et peut les conduire au suicide.

        Je peux t’assurer que la plupart des femmes prostituées ne choisissent pas la prostitution, mais qu’elle leur est imposée par un ensemble de facteurs. Toute femme peut se retrouvée prostituée! La plupart des femmes préfèrent la misère, plutôt que de devoir subir un rapport avec un homme qu’elles ne désirent pas. Ce n’est pas un hasard si la quasi totalité des femmes prostituées ont subit une grande violence dans leur vie, (affective, viol, inceste…) AVANT d’entrer en prostitution, comme l’a montré un très grand nombres d’études. Pour les « indépendantes » souvent il y a aussi la manipulation affective par le compagnon souteneur…

        Les personnes prostituées veulent que le rapport sexuel soit le plus court possible, car la plupart de temps c’est une souffrance psychique, elles s’anesthésient pour supporter la passe, se dissocient pour se préserver, se font violence pour y aller. Souvent elles boivent un peu avant d’y aller, ou prennent des drogues avant le bordel. Mon amie souffrent des passes longues non pas physiquement mais PSYCHIQUEMENT.

        Les femmes prostituées prennent soin de retirer ELLES MÊME le préservatif sur le client après le rapport sexuel, pour éviter de retrouver celui ci dans leur vagin si elles laissaient cette tache aux clients (pas toujours délicats).

      • Bonjour Didier,
        Des femmes qui se prostituent retirent le préservatif sur le client après s’être relevées et avant que le client le fasse lui même, il me semble qu’il n’y a que par plaisir qu’elles font ça. Si elles n’avaient pas choisi cette activité, à mon avis, il y aurait beaucoup plus de prostitution parcequ’il y a beaucoup de femmes qui sont dans le besoin. Ce qui est difficile pour beaucoup d’entre elles, c’est de choisir la prostitution et c’est pour ça qu’il n’y en a pas plus. Il me semble qu’il ne peut pas y avoir une différence aussi grande entre des femmes qui disent aimer ce boulot et le vivent bien et des femmes qui parait-il y seraient venues perturbées par des viols ou des violences dans l’enfance. A mon avis et en référence à mes deux tantes Jacqueline Milon et Marie-Rose Vérillac et à l’impréssion que me font ces femmes en général, il faut avoir un mental fort pour éxercer cette activité.

      • Jean-Claude ouvre les yeux, la plupart des clients ne sont pas comme toi. La plupart ne sont pas respectueux, parfois violents, voir laids, pervers, ou… et la plupart des personnes prostituées n’ont pas envie de se faire « prendre » des dizaines de fois par ces hommes mal, qui les maltraitent et surtout les considèrent comme MOINS QUE RIEN. La prostitution, c’est comme un viol, l’argent n’y change rien. Une parole d’une survivante, mais il y en a tellement d’autres dans le même sens:

        « Il existe des femmes soi-disant féministes qui déclarent s’identifier aux putains. () Elles aiment le sexe et croient que dans la prostitution, il s’agit de femmes qui aiment le sexe, comme elles. Dans leur ignorance ou leur naïveté, ces femmes défendent la prostitution comme libération sexuelle. () Parfois, ces soi-disant féministes appellent même la putain leur sœur travailleuse du sexe. () c’est indéfendable, ces soi-dissant féministes défendent le viol acheté et vendu de femmes et de filles prostituées. »
        CHRISTINE survivante de la prostitution
        http://membres.multimania.fr/survivantes/

        Mais le pire de tout, est que la prostitution fait le jeu du CRIME ORGANISE, des petits proxénètes qui trouvent là, le moyen de gagner facilement de l’argent.

      • La plupart des clients ne sont même PAS PROPRE, plainte fréquente des personnes prostituée.

        « On ne peut savoir à quel point LE COMMERCE DU SEXE NOUS DÉSINTÈGRE et nous réduit à rien d’autre qu’un objet sexuel, en sachant que ce processus PEUT NOUS TUER ET LE FAIT. Il est vrai qu’être consciente de cette réalité conduit au suicide, rend la femme prostituée trop vulnérable et exposée aux actes de violence des prostitueurs et des profiteurs – il est beaucoup plus sûr d’être dans le déni, quand il n’existe pas de sortie réelle. Mais CE QUI ME REND FURIEUSE, ce ne sont pas ces femmes, mais que des PERSONNES EXTÉRIEURES AU MILIEU choisissent d’entendre et de croire que le commerce du sexe doit être acceptable, pour la simple raison que quelques femmes s’y trouvant disent que cela marche pour elles. »
        Rebbeca Mott Survivante de la prostitution
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article3934

      • Il faut savoir qu’avec les prostituées ( personnes prostituées, c’est long à dire ), c’est rare quand le préservatif reste à l’intérieur. En principe, ça montre, il me semble qu’elles ont un vagin large qui leur permet d’avoir beaucoup de rapports sexuels en gardant un bon psychisme. A l’inverse, quand le préservatif reste à l’intérieur, c’est que le vagin est plus sérré et pour ces femmes là, c’est difficile d’avoir beaucoup de rapports sexuels avec un retentissement négatif sur le psychisme, comme tu dis.
        Quand on voit des prostituées, il n’y a pas que le sexe, c’est aussi un plaisir de les prendre dans ses bras et de les sérrer contre soi, elles ne s’y opposent jamais pour ne pas dire qu’elles apprécient.

      • je crois qu’il y a des femmes peut être pas beaucoup qui ont un fantasme sexuel pour un individu affreux tout poilu comme on voyait sur des bandes déssinées. Je ne suis plus bien jeune, le visage ridé et quand j’ai un rapport avec une jeune prostituée de 23 ans que je m’approche d’elle, au lieu de tourner la tête écoeurée, elle me regarde fixement comme si elle réalisait ce fantasme une fois de plus.

      • Bonjour Didier,
        Pour les clients qui ne sont pas propres, il y a des prostituées qui les envoient à la douche systématiquement sales ou pas sales et même qui en proposent une autre après le rapport sexuel, souci du détail.

      • Non tu ne connais que le role que ces femmes jouent dans la prostitution, c’est à dire leurs MENSONGES, pas ce qu’elles pensent réellement des clients. Jeanne Cordelier dans « la dérobade » est témoin à son entrée dans un « bordel » d’un déchainement de violence envers un client par d’autres prostituées, et puis quelques mois plus tard, elle avouera comprendre cette violence envers ces clients.

         Pendant 22 ans, j’ai vécu des agressions et des viols répétés. Quand on y est, on n’est pas consciente de la gravité de ce que l’on vit. La seule chose qui compte, c’est l’argent. Un jour après l’autre. On fait semblant d’aller bien, ON MONTRE QUELQUE CHOSE DE SOI QUI N’EST PAS RÉEL. Tout devient du mauvais théâtre, la vie avec les enfants, les amis, les clients. C’est violent.
        S’il y avait eu une loi, en 1988, pour interdire l’achat de service sexuel, ces 22 années n’auraient pas existé pour moi. 22 années de gâchis,
        Le client est coupable. Il sait ce qu’il achète ; il consomme.
        Un homme qui achète une fellation dans une cave doit être condamné. Je demande que tout soit fait – et c’est urgent – pour protéger ces jeunes filles. Les clients, ils mentent, ils s’inventent un monde. LA PROSTITUTION, C’EST UN GIGANTESQUE MENSONGE ; LA PROSTITUÉE MENT, le client ment. On a envie de leur dire que CE SONT DES ABRUTIS MAIS ON EST OBLIGÉE DE LEUR FAIRE DES COMPLIMENTS. DE DEVOIR SUPPORTER CES TYPES, ÇA ME PRENAIT AUX TRIPES. J’AURAIS PU EN TUER UN. Je me voyais avec un couteau. » Rosen
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/rosen-je-me-suis-autodetruite-si-j

        « ce ne sont pas tous des types jeunes ou attirants. ON LE FAIT SANS ENVIE, PARFOIS MÊME AVEC DÉGOÛT. » Caroline
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/ils-utilisent-les-techniques-des

        « Les clients, ON LEUR DIT LES CHOSES QU’ILS ONT ENVIE D’ENTENDRE. DES MENSONGES. En réalité, ils sont moches. Ils puent. Ils nous racontent leur vie. Ils sont mariés. Les hommes, j’ai l’impression qu’ils sont tous vicieux. Ce qu’ils ne peuvent pas faire avec leur femme, ils viennent nous le demander.
        Pour eux, la femme prostituée, c’est une bombe sexuelle. Avec beaucoup d’expérience. C’EST LEUR FANTASME. ILS NE SE RENDENT PAS COMPTE QU’ON EST HUMAINES. DES FEMMES COMME LES AUTRES. Comme celles qu’ils ont à la maison.
        Tout le temps que j’ai passé dans ce bar, j’ai été filmée. Tout est filmé. () La patronne disait toujours « quand vous êtes au bar, faites la salope ». J’étais une automate. Avec l’alcool, j’étais dans le gaz. On ne dort presque pas. (…)
        Comment on supporte ? On ne le supporte pas. On le vit. On fait le vide. (…) Si on a des états d’âme, c’est intenable. (…) Les types sont rois, ils ont payé, ils vous pelotent. On n’a aucun droit de refuser un client. Il y en a même qui sont violents. (…) Il y a une petite sonnette sous le lit… pour la forme. » Monica
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/monika-un-bordel-en-l-an-2001

      • « Mais il y a un ennui plus profond – UN ENNUI TERRIFIANT À EXPRIMER en mots, à montrer au monde extérieur. C’est L’INSENSIBILITÉ INDUITE PAR LA RÉPÉTITION « Mais il y a un ennui plus profond – UN ENNUI TERRIFIANT À EXPRIMER en mots, à montrer au monde extérieur. C’est L’INSENSIBILITÉ INDUITE PAR LA RÉPÉTITION SANS FIN DES MÊMES TORTURES SEXUELLES, L’ÉCŒUREMENT de voir à quel point les prostitueurs sont prévisibles dans leur HAINE et dans leur VIOLENCE.

        Cette insensibilité est un facteur-clé de nos souvenirs bloqués et fragmentés, celle qui nous amène à voir et à ressentir tous les prostitueurs comme s’ils étaient le même homme.
        Chaque SALIGAUD de PROSTITUTEUR est exactement semblable à tous les autres.

        Merde… ces SOI-DISANT hommes ont fait de nous moins que des êtres humains, ils ont fait de nous des parties du corps à baiser, des marchandises qu’ils sont libres de jeter – est-il si grave que nous n’ayons pas le moindre respect pour leur humanité ? »
        Rebecca Mott écrivaine et survivante
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4117

        « Je condamne tous ces hommes qui ne réfléchissaient jamais ce que cela représentait de payer une femme, ces hommes qui vont voir ces femmes qui ne les désirent pas » Nelly Arcan 2001

        « Je me souviens encore de mon premier « client ». Quand je suis ressortie de sa voiture, je me suis mise à vomir. » D Survivante http://membres.multimania.fr/survivantes/

    • Bonjour Didier,

      Avant de se prostituer, l’une était aide-soignante à l’hôpital, Lili, l’autre faisait cuire des steaks au Macdo et un jour, elles ont jeté l’éponge pour quelque chose de plus lascif. la première a quitté la prostitution au bout de trois ans en disant qu’elle avait assez donné et que maintenant, elle privilégiait la relation, l’autre je ne sais pas, je l’ai perdue de vue. En tant que client, elle m’avait dit  » si tu m’emmènes au restaurant…!  » mais j’ai vu qu’on avait pas du tout les mêmes goûts.

  8. « … ce que l’on m’a fait n’avait rien de personnel, je n’étais qu’une marchandise, juste une pute interchangeable avec n’importe quelle autre pute. On a fait de moi un déchet, moins qu’un être humain.
    … les prostitueurs – il n’y a AUCUNE RAISON D’EXCUSER SANS FIN TOUT HOMME QUI FAIT LE CHOIX D’ACHETER DES PERSONNES PROSTITUÉES. …aucun homme ne peut acheter des prostituées par accident ou à cause d’une pression de ses pairs. S’il branche son ordinateur, s’il se rend en voiture dans une zone de prostitution de rue, s’il va dans un bordel, s’il commande une escorte par téléphone, s’il va dans un club de strip-tease, c’est toujours son choix, et quelle que soit la pression de ses pairs ou de son travail, TOUS LES HOMMES PEUVENT FAIRE LE CHOIX DE NE PAS ACHETER UN AUTRE ÊTRE HUMAIN, ET BEAUCOUP LE FONT. »
    Rebecca Mott, Survivante de la prostitution et écrivaine
    http://www.sisyphe.org/spip.php?article4292

    « J’ai surtout tenté d’analyser pourquoi et COMMENT ON PEUT DEVENIR UN JOUR UNE ESCLAVE CONSENTANTE, une prostituée et fière de l’être. Une prostituée n’a pas à expier, ni à se racheter. Elle n’est coupable que d’avoir été victime. Personne n’est à l’abri d’un faux pas, d’une faiblesse. LES COUPABLES SONT LES EXPLOITEURS, LES PROXÉNÈTES, LES CLIENTS, et peut-être un peu nous aussi… »
    Agnes, survivante.
    http://membres.multimania.fr/survivantes/

  9. osons la relation !!!!! entrer en relation avec une vraie femme étant ce qui semble si difficile pour ces clients, handicapés relationnels ou sadiques. rien qu’à lire les commentaires d’un certain jean claude ici qui s’illusionne sur le fait d’ avoir su donné du plaisir à certaines… c’est un peu pathétique en fait. osons le sexe, du vrai sexe !!!! pas ces décharges masturbatoires inintéressantes et décevantes, unilatérales, quand elles ne relèvent pas tout simplement du viol et des tortures. inadmissible que l’opinion publique ne se rende pas compte que c’est une des plus grosses insultes persistantes aux droits humains.

    • J’ai un frère adulte handicapé léger qui ne va pas voir des prostituées alors qu’est-ce qu’il a fait, ma soeur s’est aperçu qu’il lui a volé une petite culotte pour fantasmer avec et se soulager dessus ce qui a émotionné et appeuré ma soeur alors on s’est dit, ma soeur la première qu’il aurait besoin d’aller voir une prostituée consentante

  10. « J’écris qu’être au cœur de longues années de prostitution d’intérieur a été une expérience marquée par un profond ENNUI.
    C’est une vérité qui est rarement montrée au grand public – elle n’est captée, peut-être, que dans certaines peintures de Toulouse-Lautrec.
    Non, nous n’avons pas le droit de parler de la torpeur mortelle de CE LONG ENNUI QUI DÉTRUIT NOS ESSENCES.
    Il y avait l’ENNUI à attendre qu’un quelconque prostitueur nous choisisse, un temps où le cerveau s’éteint littéralement.

    Ce temps où il faut fuir toute velléité de s’échapper, détruire toute idée d’être plus que le rôle de la putain.
    Ce temps où l’on doit perdre toute individualité, le temps où l’on doit savoir que l’on n’est pas humaine mais simplement des parties d’un corps qu’un homme– ou, la plupart du temps, beaucoup d’hommes – va vouloir acheter.
    L’attente est le temps où l’on détruit tout concept d’espoir ou d’émotion ou de peur ou de dignité – ce temps d’attente suffit à faire de soi un robot.

    Mais il y a un ennui plus profond – UN ENNUI TERRIFIANT À EXPRIMER en mots, à montrer au monde extérieur. C’est L’INSENSIBILITÉ INDUITE PAR LA RÉPÉTITION SANS FIN DES MÊMES TORTURES SEXUELLES, L’ÉCŒUREMENT de voir à quel point les prostitueurs sont prévisibles dans leur haine et dans leur violence.
    Cette insensibilité est un facteur-clé de nos souvenirs bloqués et fragmentés, celle qui nous amène à voir et à ressentir tous les prostitueurs comme s’ils étaient le même homme.
    Chaque saligaud de prostitueur est exactement semblable à tous les autres.
    Merde… ces soi-disant hommes ont fait de nous moins que des êtres humains, ils ont fait de nous des parties du corps à baiser, des marchandises qu’ils sont libres de jeter – est-il si grave que nous n’ayons pas le moindre respect pour leur humanité ?

    Quand on subit des viols collectifs de façon routinière – un geste que d’autres personnes considéreraient comme le plus choquant, le plus aliénant pour la dignité d’une femme – même cela devient d’un ennui mortel, cela devient le rôle que l’on doit incarner.
    Il peut demeurer une petite partie dans notre esprit qui pense : « J’espère ne pas mourir », une petite partie qui sait que l’on devrait ressentir de la terreur, peut-être même de l’indignation – mais quand le viol collectif est chose commune, cette petite voix est profondément enterrée. »
    Rebecca Mott écrivaine et survivante
    http://www.sisyphe.org/spip.php?article4117

  11. « 70% des femmes dans la prostitution à San Francisco, Californie, ont été violées (Silbert & Pines, 1982). Une étude à Portland, dans l’Oregon, a montré que les femmes prostituées étaient violée en moyenne une fois par semaine (Hunter, 1994). 85% des femmes à Minneapolis, Minnesota, ont été violée dans la prostitution (Parriott, 1994). 94% de celles qui exercent dans la prostitution de rue ont subi une agression sexuelle, 75% ont été violées par un ou plusieurs proxénètes (Miller, 1995).

    Aux Pays Bas, où la prostitution est légale, 60% des femmes prostituées ont subi des agressions physiques ; 70% ont subi des menaces verbales d’agressions.(Vanwesenbeeck, de Graaf, van Zessen, Straver, & Visser, 1995; Vanwesenbeeck,1994).

    « Une étude sur les personnes prostituées de rue en Angleterre établit que 87% d’entre elles ont été victimes de violence au cours des douze mois précédents ; 43% d’entre elles souffrent de conséquences d’abus physique graves (Miller, 1995).

    Quelque 75% des escortes ont commis une tentative de suicide (Chester, 1994). Les femmes et les filles embrigadées dans la prostitution au Canada connaissent un taux de mortalité 40 fois supérieur à la moyenne nationale. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution en Amérique du Nord est de 13 ou de 14 ans (Giobbe, 1992 ; John Howard Society of Alberta, 2001).

    • NON les maisons closes sont une horreur et la plupart des personnes prostituées fuient ces lieux d’ESCLAVAGE ET DE VIOLENCES où elles doivent tout accepter (pratiques dangereuses ou perverses, clients privilégiés sans préservatifs…) et où elles ne gagnent que 20 % de ce que donne le client…(Névada, Melissa Farley 2008). J’ai lu des dizaines de témoignages, c’est l’HORREUR, la violence, et pas plus sécuritaire du tout (ce que m’a aussi témoigné mon amie).

      L’expérience des maisons closes fut un ÉCHEC en France. De nombreuses municipalités(Colmar, Strasbourg…) n’ont pas attendu la loi Marthe Richard de 1946, pour fermer de leur propre initiative, leurs maisons closes (dès 1920) car elles étaient devenues le REPÈRE DU CRIME ORGANISÉ, des lieux de violences et d’insécurité. De plus elles favorisaient la traite des êtres humains. 

      C’est exactement ce que l’on constate aux Pays Bas :
      Amsterdam a récemment procédé, pour 15 millions d’euros, au rachat des vitrines des personnes prostituées dans le Red Light District, qu’elle considère aujourd’hui comme un lieu d’esclavage moderne et un repaire du crime organisé. Il faut rappeler que, déjà en août 2006, elle avait refusé le renouvellement des licences à 37 des plus gros propriétaires de ces maisons closes, sur un total de 169.  Lodewijk Asscher, maire d’Amsterdam a déclaré: « Ce qui se passe derrière ces fenêtres relève du pire crime organisé. Les filles sont physiquement agressées si elles ne travaillent pas assez. C’est de l’esclavage, »
      http://www.lemonde.fr/style/article/2011/12/23/pays-bas-flop-de-la-legalisation-de-la-prostitution_1621755_1575563.html

      « Vous voudriez abriter toute prostitution dans des bordels légaux et des agences d’escorte contrôlées, en passant sous silence que derrière des portes closes, les prostitueurs ont plus de temps et d’intimité pour être aussi VIOLENTS qu’ils le désirent, en passant sous silence que la grande majorité des prostituées sont ASSASSINÉES à l’intérieur, et non au dehors. Nous parlons haut et fort de ces dangers quotidiens, et on nous ignore continuellement. »
      Rebecca Mott Survivante et écrivaine
      http://www.sisyphe.org/spip.php?article4090

      « En y repensant, en sachant que derrière ces portes, n’importe quelle forme de VIOLENCE SADIQUE était la NORME quotidienne, elles se souviennent du MENSONGE qu’on leur a si souvent répété, à savoir qu’au moins leur situation était plus sécuritaire que dans la rue.
      Alors qu’y a-t-il donc de si sécuritaire à installer la prostitution derrière des portes closes ?
      Ah oui, ce sera plus sécuritaire pour les prostitueurs, car ils sauront qu’ils risquent peu ou pas d’intervention s’ils font le choix d’être sadiques envers la femme ou la fille prostituée.
      De plus, la prostitution d’intérieur amène plus de profits à ceux qui le gèrent parce qu’ils peuvent faire payer plus cher pour des « extras », peu importe le DANGER qu’ils imposent aux femmes prostituées. »
      Rebecca Mott survivante et écrivaine
      http://www.sisyphe.org/spip.php?article4098

      Mais j’ai lu tellement d’autres témoignages…
      http://membres.multimania.fr/survivantes/Jayme.htm

      • Bonjour Didier,
        A l’âge de 16 ans, mon père a été traumatisé d’avoir vu le bombardement du port de Casablanca par des avions en piqué. Cinquante ans après, il ne supporte pas de voir cet avion en maquette. Il n’y a pas de conduite paradoxale qui consisterait à acheter la maquette de cet avion à monter pour qu’il soulage cette souffrance qu’il garde en lui. En principe, c’est pareil pour une femme qui a été violée dans son enfance, elle aura peur des rapports sexuels et aura tendance à les éviter.

      • Bonjour
        Je t’invite à lire l’explication de la mémoire traumatique par le docteur Muriel Salmona dont les liens sont ci dessus. Elle explique bien mieux que moi meme, la mémoire traumatique, puis dans un premier temps l’évitement, l’hyper vigilance, comme tu le dis: « avoir peur des rapports sexuels et les éviter » pour les femmes violées, et puis encore, pour un petit nombre d’entre elles,après avoir essayé de les éviter pendant des années, les conduites paradoxales, « dissociantes » qui finissent par s’imposer😦 , Ces conduites sont incompréhensibles aussi bien pour les femmes qui en sont victimes, que pour leur entourage, conduites paradoxales source d’une grande souffrance, mais qui procure une paix temporaire par la production d’endorphine et de ketamine-like (drogues dures produites par le cerveau lors d’une « disjonction », d’un « stress dépassé »). Ces conduites sont addictives à cause des endorphines… et oui ces conduites sont incompréhensibles pour le profane, pour les victimes… De la chimie, des mécanismes neurobiologiques normaux en réponse à des situations de violences extrêmes.
        Bonne lecture

    • Je n’ai jamais vu de déchainement de violence par des prostituées mais il y en a trois qui m’ont dit avoir eu des problèmes avec des clients qui ne voulait plus partir. Elles ont étées obligées de se mettre en colère pour les jeter dehors. Une fois, ça a fait sortir un voisin sur le palier et en passant, il lui a dit  » vous avez une putain sur le palier ! « . Ce sont des faux clients qui viennent surtout pour emmerder les prostituées.

  12. Voici le témignage de Jayme dans les bordels Légaux du Névada.
    « Règle I : Chaque “fille” est disponible 24 heures sur 24  sept jours par semaine.
     Règle 4 Vous n’êtes pas autorisée à quitter les lieux… 
     Règle 7 : Vous êtes juste autorisée à passer par semaine un coup de fil de deux minutes et vous n’êtes pas autorisée à en recevoir.
     Règle Il : La seule chose que vous puissiez refuser est le coït anal,  …

    Quand vous aviez un client, vous étiez obligée de faire tout ce qu’il vous demandait. Une fois que vous étiez seule dans votre chambre avec votre client, vous n’aviez plus aucune protection contre lui. A de nombreuses reprises, des femmes furent brutalement battues ou violées par un client, mais tant qu’il payait, la maison ne disait rien.
    Il était absolument interdit d’utiliser des préservatifs à moins que le client ne le demande, car cela diminuait son plaisir.

    Il n’y avait aucune excuse pour ne pas « travailler ». Un jour, j’étais extrêmement malade, j’avais de la fièvre, une infection vaginale et des plaies au vagin à la suite d’une trop grand activité sexuelle. () la patronne dit que, quant à ma bouche, je n’avais rien et que je travaillerai avec les clients qui souhaitaient une fellation.
    … » Et avec un système d’amendes, de taxes, de devoir tout payer au prix fort, les personnes prostituées du Névada ne gagne que 20% de ce que donne le client. (Melissa Farley, 2008).
    http://membres.multimania.fr/survivantes/Jayme.htm  

    « le véritable drame, c’est éventuellement les maisons closes : Revenir en arrière pour légaliser la prostitution, c’est légaliser le proxénétisme. » Ulla survivante de la prostitution.
    http://membres.multimania.fr/survivantes/

    Mais j’ai lu tellement d’autres témoignages tellement plus horribles… Même le STRASS refuse les bordels!

    • La prostitution dans les établissements pourrait évoluer en étant plus juste et plus humaine envers les personnes qui se prostituent avec un règlement intérieur ou le client payerait une entrée comme dans un hôtel, j’ai déja vu ça dans un hôtel de passes dans les années 80 en france et après, c’est la prostituée qui donne au client ses conditions: c’est tant pour une demie- heure, tant pour une heure, ça je le fais, ça je ne le fais pas et l’hôtelier ne s’en mêle pas.

      • La prostitution en Bordel qu’ils soient étatiques ou privés, a toujours été vécu comme l’horreur, du proxénétisme déguisé, de l’esclavagisme par la MAJORITÉ des personnes prostituées qui les REFUSENT. Quand ils sont privés, plus de la moitié ont des liens prouvés avec le crime organisé (Pays Bas…), et ce sont des lieux d’insécurités et de violences pour les personnes prostituées qui sont quasiment dans l’obligation d’accepter des pratiques dangereuses… et elles ne gagnent rien.

        De plus, dans les pays qui ont légalisé la prostitution en bordel, il y a toujours eu PLUS de BORDELS ILLÉGAUX et clandestins que de bordels légaux. (Richard Poulin, Prostitutionetsociété, …), et ils favorisent la traite des êtres humains.

        « Pour moi, c’est encore plus dangereux que dans la rue. Dans une voiture, si vous hurlez, quelqu’un peut vous entendre. Mais là vous êtes dans une chambre, il n’y a pas de caméras, et il est interdit au patron d’intervenir. Vous êtes seule.
        De toute façon, il ne dirait rien pour ne pas ternir la réputation de l’établissement ; il n’y a que le business qui compte. Et puis le mec paye, et donc il a le droit de faire ce qu’il veut. ()
        Ce bar là emploie des sans papiers, dans celui-là, il y a de l’héroïne. () il faut ne rien voir, ne rien entendre, ne jamais ouvrir la bouche. Si vous voyez le patron donner de la cocaïne aux filles pour tenir, vous faites comme si vous n’aviez rien vu. Une fille comateuse, ou droguée, ou qui ne se réveille pas, il vaut mieux vous sauver plutôt que rester à côté d’elle. Une fois, j’en ai vu une en coma éthylique. Personne n’a voulu appeler l’ambulance. » Fiona
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/fiona-2-2-dans-le-milieu-tout-le

        Les maisons closes? « Ce serait laisser la porte ouvert à toutes les saloperies et les trafics. On laisse les filles enfermées physiquement et psychologiquement : elles ont encore moins de contact avec le monde extérieur, les associations », assure l’ancienne professionnelle. « Sur le trottoir, c’est toi qui choisis tes clients. Pas dans les bordels, où le client paye et fait ce qu’il veut. Dans le bar où j’ai travaillé en Belgique, j’ai vu des copines massacrées alors que le client était sorti depuis longtemps », explique Roselyne.
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/roselyne-dix-ans-de-trottoir

  13. « Pour moi, c’est encore plus dangereux que dans la rue. Dans une voiture, si vous hurlez, quelqu’un peut vous entendre. Mais là vous êtes dans une chambre, il n’y a pas de caméras, et il est interdit au patron d’intervenir. Vous êtes seule.
    De toute façon, il ne dirait rien pour ne pas ternir la réputation de l’établissement ; il n’y a que le business qui compte. Et puis le mec paye, et donc il a le droit de faire ce qu’il veut. ()
    surtout ne va pas en Espagne, tu ne pourras pas rester indépendante ; on tue celles qui ne veulent pas y aller…  la Suisse. c’est aussi le pays le plus dangereux . Ce bar là emploie des sans papiers, dans celui-là, il y a de l’héroïne. ()
     il faut ne rien voir, ne rien entendre, ne jamais ouvrir la bouche. Si vous voyez le patron donner de la cocaïne aux filles pour tenir, vous faites comme si vous n’aviez rien vu. Une fille comateuse, ou droguée, ou qui ne se réveille pas, il vaut mieux vous sauver plutôt que rester à côté d’elle. Une fois, j’en ai vu une en coma éthylique. Personne n’a voulu appeler l’ambulance. C’est un vulgaire taxi qui l’a jetée à l’hôpital.
    Les établissements ne viendront jamais en aide aux filles. Ils ne veulent pas d’ennuis avec la police. Donc on met la fille dans une chambre et elle disparaît.
    Le travail, c’est boire à ne plus savoir ce que vous faites. Je ne me souvenais de rien, même pas de la personne avec qui j’étais. Avec l’alcool, on peut tout accepter.
    Mais ce milieu vous change. Il vous apprend le vice, le mensonge, l’hypocrisie. Il apprend à devenir une vipère. . Fiona
    http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/fiona-2-2-dans-le-milieu-tout-le

    « Ce serait laisser la porte ouvert à toutes les saloperies et les trafics. On laisse les filles enfermées physiquement et psychologiquement : elles ont encore moins de contact avec le monde extérieur, les associations », assure l’ancienne professionnelle. « Sur le trottoir, c’est toi qui choisis tes clients. Pas dans les bordels, où le client paye et fait ce qu’il veut. Dans le bar où j’ai travaillé en Belgique, j’ai vu des copines massacrées alors que le client était sorti depuis longtemps », explique Roselyne.
    http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/roselyne-dix-ans-de-trottoir

    • J’ai lu  » pour moi, le bordel, c’est plus dangereux que la rue, si vous hurlez dans la chambre, il est interdit au patron d’intervenir « , c’est faux, la moindre des choses, c’est d’intervenir exceptionnellement. On ne peut pas concevoir un établissement de prostitution sans qu’elles puissent sortir quand elles le veulent.

  14. Non ça n’a pas de rapport. Les conduites paradoxales sont d’abord des faits qui déconcertaient bien des psychiatres, bien des médecins, pas uniquement dans le domaine de la prostitution, elles étaient connues même du temps de Freud. Avant ces 15 dernières années, on parlait de « revictimation », ou de … on avait pleins d’explications pour expliquer ce qui paraissait être complètement fou, « paradoxal ». Grâce à l’imagerie médicale, on a maintenant une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau, et de la mémoire traumatique, de la mémoire de l’évènement traumatique stocké au niveau de l’amygdale cérébrale, toujours prête à faire revivre à l’identique avec la même détresse, avec la même souffrance, le souvenir de l’évènement …
    Dans un premier temps, la personne avec une mémoire traumatique fuira tout ce qui peut rappeler son traumatisme, et pour ton grand père les avions ou les maquettes d’avions ou…. Mais cette stratégie d’évitement, d’hypervigilence…
    Ces liens expliqueront bien mieux que moi:
    http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/origine-et-mecanismes.html

    Puis celui ci:
    http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/memoire-traumatique.html

    et enfin lit l’onglet des conduites paradoxales.
    http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

  15. Pingback: La prostitution : tolérée au Bas Moyen Âge | L'Actu du Moyen Âge

  16. Traduction française du blog « Surviving prostitution and addiction » d’Angel K.
    Bon client, mauvais client ?
    Les clients veulent qu’on leur masse l’ego, pas juste la bite. S’ils fantasment sur le pouvoir et la force et l’humiliation, ils veulent voir la peur et la honte dans tes yeux. S’ils fantasment d’être bons avec les femmes, ils veulent que tu dises que tu les aime, que tu parles avec eux. S’ils fantasment d’être bons amants, et bien… oh oui bébé, j’adore quand tu fais ça… hmmm, c’est tellement booon…tu es incroyable… oh, tu me fais mouiller…

    Ou pas. Ca me faisait halluciner que les clients que j’ai rencontré puissent avoir été assez stupides pour croire que ce qu’ils me faisaient pouvait réellement donner un orgasme à qui que ce soit. Allô ! Il est peut-être temps de couper le porno et de se débarrasser de l’idée que me défoncer n’importe quel orifice avec n’importe quoi va me rendre extatique. Et puis, ça ne t’est jamais venu à l’idée de te laver les parties avant de me les fourrer dans la tronche ? Juste comme ça.

    Parfois ils veulent être le bon gars, en dépit de toute évidence. Ils veulent se différencier du client moyen, ils ne veulent pas être mis dans le panier des inadaptés sexuels, des misogynes et des pervers. Je ne suis pas comme ça ! Les filles m’aiment parce que je les comprends, je leur parle. Les filles m’aiment parce que je suis un bon amant.

    Conneries !

    Qu’est-ce que tu veux, une putain de médaille parce que tu as choisi de ne pas être un sadique décomplexé aujourd’hui ? Donc tu ne m’as pas crié ni tapé dessus. Pas exactement de quoi devenir un saint. Peut-être que tu m’as demandé comment je vais, pourquoi je suis ici, en prétendant de t’intéresser (tu ne veux pas réellement le savoir), pour te sentir mieux. Cela démontre soit de la stupidité soit une ignorance volontaire de l’évidence, que tout ce que je vais dire dans ce contexte sera un mensonge pour ta commodité, pour apaiser ta conscience. La désobéissance et la répartie sont potentiellement mortelles pour une prostituée donc je dois dire ce que tu veux entendre. Alors je vais te dire que je suis là parce que j’adore le sexe, et j’aime te parler et j’aime être là, j’aime ta compagnie et ta bite, et je vais prétendre que je ne suis pas ici pour l’argent ou pour la drogue et à cause d’un enfer mental causé par les abus que j’ai subis par le passé. Et tu ignoreras les cicatrices d’auto-mutilations et l’odeur d’alcool, et tu repartiras en pensant que tu as peut-être même amélioré ma journée ! Wow, tu ne m’as pas tabassée – merci pour ça.

    Si tu tu te sentais réellement concerné par mon bien-être, tu ne serais pas là, tu ne serais pas un client. Un peu de pseudo-gentillesse ne peut pas cacher ça.

    Tu es quand même en train de payer pour mon corps, tu demandes quand même une performance, tu violes quand même mon espace, tu finances quand même le système qui me détruit, un mensonge à la fois. Qu’ils désirent consciemment ta souffrance ou qu’ils cherchent l’affirmation de leur technique sexuelle, les clients sont les gars avec l’argent, les gars qui prennent les décisions, ceux avec le pouvoir. Ils sont quand même là pour te baiser, pour t’utiliser, pour te dégrader. Ils demandent quand même que tu répondes de la façon qui les fait jouir, que ce soit par l’abjecte terreur quand ils te font mal, ou comme la gentille petite fille qui joue, oh, c’est si amusant ! Ils ne veulent pas que tu sois toi-même – c’est pour ça qu’ils payent plutôt que d’être avec une copine. Même la « girlfriend experience » consiste à acquiescer à tous leurs caprices. Ils te payent pour être moins qu’humaine, pour n’avoir aucun besoin ou désir par toi-même, pour être utilisée comme ils le veulent, pour réagir comme ils le veulent, pour dire ce qu’ils veulent, ton corps la toile blanche pour leurs fantasmes, même les plus extrêmes, les mots dans ta bouche, leurs mots pas les tiens. Si quelqu’un te parle avant de te baiser, ça ne réduit pas la violence.

    L’omniprésence du porno légitime évidemment la façon de penser des clients. Cela leur enseigne que les femmes veulent se faire baiser de toutes les façons possibles, qu’importe à quel point ça peut avoir l’air extrême ou douloureux. Elle aimera ça au fond, usée et abusée et couverte de foutre, souriant pour la caméra.

    Tu les hais, et ils t’utilisent, que ce soit plus ou moins brusquement, avec plus ou moins de mouvements et de paroles hardcore. Une situation perdant-perdant, une toile de mensonges faite pour masser leur ego, les faire éjaculer. Je peux dire honnêtement que ça n’a rien fait pour moi. Moins que ça, en fait. Ca a juste laissé un putain de tas de cicatrices émotionnelles qui guérissent bien plus lentement que les cicatrices physiques. Et un désir brûlant de mettre les choses à plat avec les clients. Ils doivent devenir honnêtes avec eux-mêmes. Il n’existe pas de bon client.
    http://survivrealaprostitution.blogspot.fr/

    • Bonsoir,
      En admettant que les conduites paradoxales existent en reproduisant leur viol pour l’oublier dans la prostitution, ce ne serait pas un équilibre psychique stable, elles n’iraient que de plus en plus mal, ça ne pourrait pas durer longtemps, elles seraient obligées de décrocher et de se confier aux services de santé mentale.
      Quand on voit toutes ces femmes qui se prostituent depuis plusieurs années avec une grande stabilité de leur présence et qui visiblement par leur désinvolture, par leur spontanéité, par leur disposition à dialoguer un petit peu, n’ont visiblement pas besoin de soin psychologiques et qui bien souvent avec un client habituel, s’intérèssent un minimum à lui, ce qui s’appelle de l’observation sur le terrain, on ne peut pas en déduire qu’elles revivent leur viol pour l’oublier dans la prostitution.

      • La MAJORITÉ des personnes prostituées sont contraintes à se prostituer (plus de 85% en tout cas, ref post dessus). Pour elles, la prostitution n’est pas une question de conduites paradoxales, elles n’ont tout simplement pas le choix. Elles doivent y aller, quasiment toujours avec la peur au ventre, en se dissociant, s’anesthésiant pour supporter la passe ,…

        Pour ce qui est des conduites paradoxales, mon post réponse est complètement en bas, et je t’invite à lire les articles du Docteur Muriel Salmona qui a réalisé un bon travail explicatif, avec schéma…. Ce sont des réactions normales du cerveau à une situation anormale (le traumatisme initial). Il concerne je pense, une minorité de personne prostituée, mais je n’en sais rien…
        Oui tu as complètement raison, la personne qui a des conduites paradoxales, va de plus en plus mal, et en même temps ces conduites deviennent de plus en plus nécessaires, à cause de l’addiction aux drogues dures produites par le cerveau. Ces conduites paradoxales procurent aussi une paix temporaire grâce à la production d’endorphines lors de la « disjonction », l’impression d’aller mieux, mais après comme pour toute drogue, les lendemains sont douloureux… la personne va encore plus mal… Ces conduites sont incompréhensibles à la personne, à son entourage, voir meme à bien des médecins psy😦 . Ces conduites sont pour la personne qui les vit une GRANDE SOUFFRANCE avec pleurs, sentiment de honte, de culpabilité…

        Non tu te trompes quand tu penses que les personnes prostituées qui sourient, que tu vois, vont bien. JE PEUX TE L’AFFIRMER; elles souffrent, et vont mal, très très mal, (60 à 80 % ont des troubles psychotraumatiques graves, comme les survivantes des camps d’extermination, Dr M Salmona) ou encore,(57% soufrent de PTSD Melissa Farley, 2003). Mais jamais elles ne te le diront, JAMAIS, ni même à leur famille. Il faut vraiment etre un proche, et beaucoup de confiances, de temps, pour qu’elle te confie sa souffrance. Elles seront dans le Deni, deni très bien expliqué par Rebecca Mott ou la Docteure Judith Trinquart. Dans ce déni elles diront qu’elles vont bien, que tout est OK, qu’elles ont choisi la prostitution. Lit le témoignage de Rosen, et je te donne dans un post en dessous, les explications de Rebecca Mott.
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/rosen-je-me-suis-autodetruite-si-j

      • Je ne te crois pas, tu dis que ces conduites paradoxales procurent une paix temporaire, il n’y a pas de raison qu’elles soient temporaires puisqu’elles ont des conduites paradoxales quaziment tout les jours par leur activité. Et d’aller de plus en plus mal, ce n’est pas un état stable, ça ne peut pas durer longtemps, elles ne pourraient pas être en activité pendant des années contrairement à ce que l’on voit. Cette grande souffrance, elles ne pourraient pas la cacher, on la verrait sur leur visage comme un abattement pareil que pour une personne dans les camps d’extermination.
        Ce n’est pas du tout pour défendre le viol au contraire, Il y a le cas d’une actrice de film porno bien connue, TRACY LORD sur Wikipédia, elle a été violée plusieurs fois dans son enfance. Elle s’est toujours portée comme un charme et n’a que faire des conduites paradoxales destructrices, elles s’est même reconvertie dans le cinéma classique. Le cas de Rosen et d’autres n’est pas représentatif de la prostitution en général.

      • VIVRE DANS LE DENI
        Les femmes en situation de prostitution vivent dans le déni, déni très bien expliqué par la Dr Judith Trinquart ou par la survivante de la prostitution Rebecca Mott:
        « La plupart des femmes intégrées au commerce du sexe ne peuvent se résigner à la réalité de ne pas avoir de pouvoir, de savoir que les prostitueurs et les profiteurs les considèrent comme des moins que rien et, qu’à ce titre, elles vivent la menace constante que l’on se débarrasse d’elles. Quiconque veut survivre à une telle réalité doit vivre dans le déni.
        Je pense qu’il est naturel et parfaitement compréhensible que la plupart des femmes intégrées au commerce du sexe clament qu’elles sont heureuses, qu’elles ont du pouvoir, que c’est leur choix d’être là – et que personne ne devrait les juger.
        C’est une réaction naturelle A LA VIE DANS UN ENFER SANS ISSUE, une tentative de s’y adapter et une manière de penser que tout est entièrement notre faute. »
        Rebecca Mott SURVIVANTE et ECRIVAINE
        http://sisyphe.org/spip.php?article3934

        « Parce que voir ce qu’on vit alors comme de la prostitution c’est voir sa propre terreur, c’est savoir que les prostitueurs ont délibérément planifié de nous faire aussi mal, et c’est comprendre qu’il y a toujours un gérant, un homme d’affaires ou un pimp qui tire bénéfice de l’enfer où vous êtes.
        C’est trop à porter pour la plupart des femmes prostituées – il est évident qu’elles se ferment à leur propre réalité, évident qu’elles vont en parler comme d’une prise de pouvoir et un choix libre, évident qu’elles doivent croire, malgré l’absence totale de preuves, que ce sont elles qui manipulent les hommes. »
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4098

        « Être consciente de la réalité froide et morbide de la condition d’escorte et/ou de l’expérience copine est un savoir si terrible qu’il peut détruire la femme prostituée dans son essence même.
        Comme beaucoup d’autres femmes dans ce milieu, il me fallait croire que j’avais simplement beaucoup de « copains ». Mais au fond, ce prétexte était rarement crédible.
        Ces hommes ne me parlaient même pas, ne me regardaient pas dans les yeux – mais ils savaient pouvoir compter sur moi pour mimer comme un robot n’importe quel fantasme porno sadique qu’ils imaginaient.
        Ces « copains » me baisaient à mort sans un mot, puis ils me jetaient dehors.
        Je survivais en refusant de voir et de comprendre ma propre réalité. »
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4098

        « un cadre où tout devient la faute de mes propres choix, bons ou mauvais, un cadre selon lequel une prostituée adulte doit être satisfaite de sa condition puisqu’elle ne la quitte pas, et, bien sûr, un cadre qui pose toujours en principe que toutes les femmes prostituées ne sont que de sales putes, accros au sexe tordu.
        Dans ce cadre, toute forme de violence est transformée en glamour, tout avilissement est censé être « choisi » et toute crainte est présentée comme simulée.
        Dans ce cadre, toute vérité est soigneusement écartée au cas où elle pousserait les prostituées vers des conduites autodestructrices ou même le suicide. ()
        Mon intérieur, comme celui des millions de femmes torturées, était surtout envahi par un ennui profond, occupé par les façons répétitives et sans fin dont j’étais torturée sexuellement ainsi que par de longues périodes où je me forçais l’esprit à masquer la réalité. »
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4117

        DESTRUCTION DE LA PERSONNE
        « En onze mois, j’ai fait sept établissements. Le premier client, je ne m’en souviens pas. Je me souviens de mon arrivée, et du premier coup de sonnette. Après, il y a un blanc. Je ne me souviens de rien. Pas du client, pas de son visage. Rien. On vit, on se souvient. Et puis il y a la mort, et il n’y a plus rien. C’est pareil. Au premier coup de sonnette, je suis morte.
        J’ai cessé d’exister. Je suis devenue une autre avec un autre prénom. Il faut se laisser soi-même à la porte. D’ailleurs on nous dit : ne viens pas avec tes problèmes, laisse les dehors. On se fait violence pour y arriver. C’est pour ça qu’on pleure tous les soirs. »  Fiona
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/fiona-1-2-le-mec-paye-il-fait-ce

        « Le travail, c’est boire à ne plus savoir ce que vous faites. Je ne me souvenais de rien, même pas de la personne avec qui j’étais. Avec l’alcool, on peut tout accepter.
        Mais ce milieu vous change. Il vous apprend le vice, le mensonge, l’hypocrisie. Il apprend à devenir une vipère. » Fiona
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/fiona-2-2-dans-le-milieu-tout-le

        Destruction dans l’escorting :
        « Je suis fatiguée de cette vie et serais prête à tout pour rembourser tout l’argent que j’ai gagné et même plus, pour pouvoir arrêter, retrouver ma dignité et un vrai travail. Aucune somme ne peut panser nos plaies et nos souffrances,  … J’en arrive presque à me mépriser, à tel point qu’en dehors d’une prestation de services rémunérée, je suis dans l’incapacité d’accepter qu’un homme pose une main sur moi. LA FEMME A ÉTÉ DÉTRUITE AU PRIX DE L’ESCORT.
        (). On n’est pas des femmes, on est des objets. En fait, ils nous considèrent pour la plupart avec mépris. Aujourd’hui, MES RELATIONS AVEC LES HOMMES ? JE N’AI PLUS AUCUNE VIE DE FEMME. C’EST IMPOSSIBLE. Beaucoup de ces filles disent que c’est un super job. Elles se voilent la face, elles n’osent pas dire la vérité. Elles ont 30 ans. »
        http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/une-escort-temoigne-on-est-pas-des

        « Se voir prostituée, c’est être rendue moins qu’humaine, c’est subir un moulage qui adapte la femme à ce que les profiteurs et les consommateurs du commerce du sexe veulent et ont besoin qu’elle soit.
        Ce n’est pas qu’elle soit une victime – elle est plutôt amenée à être contrôlée et manipulée jusqu’à la quasi disparition de son sentiment d’identité personnelle.
        Nous devons employer un langage qui désigne fortement et clairement cette destruction de son essence. Pour moi, les mots « femme prostituée » expriment ce que j’étais et comment cela n’a jamais été de ma faute, mais toujours un projet délibéré de couler ma vie dans un moule infernal en me faisant croire que c’était mon choix.
        Dire que l’on m’a prostituée, c’est attribuer carrément le blâme aux profiteurs du commerce du sexe, à chacun des prostitueurs qui ont fait le choix de me consommer, et surtout, c’est blâmer tous ceux qui sont au pouvoir et qui ne font rien pour mettre fin à la prostitution ; en ne faisant rien, ils endossent la destruction de la classe prostituée. »
        Rebecca Mott Des mots qui désignent la réalité des femmes prostituées

    • Elle est en décalage avec la réalité, il n’est pas question de se couper du porno puisque l’idée de  » défoncer  » existait bien avant le porno. A propos de se laver les parties, c’est parler pour ne rien dire, elle devrait savoir que les prostituées emmenaient leurs clients au lavabo ou elles lavaient elles même le sexe au savon.. Elle n’est vraiment pas à la page en disant que le porno leur enseigne que les femmes veulent se faire baiser dans toutes les positions, ce serait naïf de croire ça. Mais qu’elle attérrisse un peu, les prostituées demandent aux clients quelle position, il veut faire.
      Une femme cérébrale genre écrivain ne peut pas bien accepter de faire le travail des bas instincts, ce sont deux choses qui s’opposent. Elle est mal placée et ne peut donner qu’une interprétation décalée, surréaliste.

    • Il y a plusieurs prostituées qui m’ont demandé de venir les voir régulièrement une fois par mois peut être parce qu’elles ne travaillaient pas beaucoup et l’une m’a fait remarqué que je n’étais pas venu de deux mois, elles tiennent à me voir. C’est à elles que me confie et non aux délires des fantasmes en négatif des autres.

      • Bonjour J C
        Je réponds ici à ton post du 17 Janvier.
        Si les conduites dissociantes procurent une paix temporaire par le « shout » des endorphines libérées quand « elles se font peur, se font mal, se mettent en danger ou se prostituent. … » Il n’y a pas que la prostitution comme conduites paradoxales, d’autres personnes peuvent s’auto-mutiler, ou se couper avec un couteau… Et pour la majorité des personnes prostituées, il y a le proxénète qui les force à se prostituer, elles n’ont pas le choix, donc je ne sais pas si les conduites paradoxales concernent la majorité ou non des personnes prostituées.

        Tracy Lord peut être un cas à part ou elle peut vivre dans le déni, comme expliqué par Rebecca Mott, il y a des dizaines de schémas différents dans la prostitution, mais une constance que l’on retrouve toujours, c’est la violence que ces femmes ont subit avant. Violence des proxénètes, ou violences dans l’enfance:
        « Des traumatismes longs et répétés précèdent en général l’entrée en prostitution. De 55% à 90% des personnes prostituées témoignent d’agression sexuelles dans leur enfance (James & Meyerding, 1977; Silbert & Pines, 1981; Harlan et al., 1981; Silbert & Pines, 1983; Bagley & Young, 1987; Simons & Whitbeck, 1991; Belton, 1992; Farley & Barkan, 1998). Silbert & Pines soulignent que 70% de leur interviewées disent que les agressions sexuelles dans leur enfance ont eu une influence dans leur entrée dans la prostitution. » Melissa FARLEY & al., 2003

        « Dans la prostitution, il ne s’agit jamais de sexe pour les femmes. Il s’agit de tout autre chose, d’argent pour pouvoir acheter la drogue, de violences sexuelles vécues dans l’enfance, mais jamais de sexe ». Vednita Carter, Survivante de la Prostitution, directrice du programme Breaking Free a Minneapolis.

        Comme tu le dis, les personnes prostituées vont aller de plus en plus mal, ce n’est pas un état stable. C’est pourquoi de très nombreuses prostituées se suicident ou se droguent, ou boivent.
        « 75% des escortes ont commis une tentative de suicide et les femmes prostituées comptent pour 15% des suicides dans les hôpitaux américains (Phillis Chester, 1994) . Les femmes et les filles embrigadées dans la prostitution au Canada connaissent un taux de mortalité 40 fois supérieur à la moyenne nationale et risquent 20 fois plus l’assassinat (Baldwin, 1992) ou 18 fois plus (J J Potterat, 2003)

        Voila les écrits d’une prostituée volontaire qui choisit cette activité, « sans savoir réellement pourquoi » (extrait de « Putain », Nelly Arcan)
        « Et il suffit de (…) deux ou trois clients pour comprendre que voilà, c’est fini, que la vie ne sera plus jamais ce qu’elle était, il a suffit d’une seule fois pour me trouver prise dans la répétition de la queue dressée sur laquelle je butte encore, ici dans cette chambre, le PETIT SOLDAT MÉCANIQUE qui n’a pas la notion des murs, qui continue SA MARCHE VERS LA MORT même tombé de côté, (…) les larmes sans tristesse qui glissent sur les queues qui fouillent ma gorge, dans l’attente de l’orgasme et même après, dans l’âpreté du sperme ». P .22 
        « Et puis baiser, moi sur le dessus et enfin en petit chien, voilà ce que je préfère car il n’y a que les sexes qui se touchent, je peux grimacer comme je l’entends, PLEURER un peu aussi et même jouir sans que ça se sache, et tout doit être fait, six, sept, huit fois de suite avec six, sept, huit clients différents et après c’est entendu, je peux m’en aller et m’en aller où pensez-vous, chez moi, eh bien non car je ne veux pas rentrer chez moi, JE VEUX SEULEMENT MOURIR au plus vite ». P.27 

        Nelly Arcan est née en 1975 au Québec. Elle a vécu à Montréal où elle a été prostituée pendant plusieurs années. Son livre relate les violences sexuelles incestueuses qu’elle a subies enfant ainsi que de son « expérience » en tant que prostituée. Elle s’est suicidée en septembre 2009, à 36 ans.

      • Tracy Lord ne vit pas dans le déni puisque c’est elle même qui a révélé ses viols. Suivons de près les prostituées françaises sur ces dernières années, on ne retrouve pas tout ça et qui provient de pays particulièrement puritains d’outre atlantique.
        En période de grande misère, il y a un grand nombre de femmes qui se prostituent avec probablement comme tu dis, la peur au ventre pour faire une passe mais quand le pays est riche, il n’en reste plus qu’un petit nombre, celles qui font ça quand ça leur convient parce que l’être humain à un grand pouvoir d’adaptation et parce qu’il s’investit dans TOUS les domaines y compris celui du sexe et j’ai l’impréssion que c’est toi qui en souffre.

      • Tracy Lord explique bien que c’est à cause des viols qu’elle a eu enfant qu’elle s’est tournée vers la pornographie.
        « Son enfance est bouleversée lorsque, à l’âge de dix ans, elle est violée dans un champ par un voisin âgé de seize ans, puis plus tard, durant son adolescence, elle sera également abusée par son beau-père. Cet événement, fut peut-être à l’origine du basculement de sa vie :
        « Tout était beau avant cet instant. Quand cela se produit, vous êtes fascinée, puis embarrassée, horrifiée et, pour finir, honteuse. Ce genre d’événement vous fait mûrir vite, très vite. Vous n’avez plus votre place à l’école, vous n’êtes plus comme les autres, vous en savez trop. »
        Traci se métamorphose. Elle s’habille de vêtements sexy, sort avec des garçons, s’adonne à l’alcool et commence à poser pour des photos de charme. »
        Traci n’a pas connu la prostitution et choisissait ses partenaires de film… L’histoire finit bien car elle s’en sort, elle semble aller bien.

        La mémoire traumatique peut se soigner avec succès (80%), et heureusement toutes les personnes traumatisées ne se suicident pas, ni ne deviennent prostituées mais la prévalence des troubles psychotraumatiques chez les personnes violées est importante, et chez les personnes prostituées est encore importante (60 à 80% des cas, ont des troubles pspychotraumatiques graves).😦

  17. Bonsoir JC je te réponds ici à ton post du 17 Janvier. 15h
    Traci Lord a révélé ses viols 16 ans après!!! et Traci Lord ne s’est pas vraiment prostituée, elle choisissait ses partenaires, ou pas si longtemps…
    Le déni, à ne pas confondre avec le mensonge délibéré, la plupart des personnes prostituées le vivent, comme la très bien expliquée Rebecca Mott, ou encore la docteur Judith Trinquart. 😉 je ne suis ni pudibond, ni coincé, j’ai une femme …et je n’ai pas hésité à m’afficher avec mon amie prostituée pourtant connue (et ses copines) dans les restos, les cafés, à me balader avec elle… Je dois avoir échangé plus de 10 000 mails avec elle… sans compter les « chat ». C’est en découvrant l’extrême souffrance de leur vie, que j’ai voulu comprendre. Car on ne peut pas rester indifférent à la souffrance de ses amies à entendre son amie dire, comme Nelly Arcan : « je veux mourir », « je suis si lasse de cette vie, la prostitution, j’en peux plus… », « ne pas penser, mais faire ce que je dois faire », »je n’ai pas envie, mais je dois le faire », « je vais aller au lit et je vais pleurer » (souvent la veille de se prostituer et systématiquement après). S’agit t-il d’un cas isolé? j’ai retrouvé pleins d’autres témoignages similaires… Et pourtant extérieurement, c’est un sourire, une beauté avenante, avec on ne sait quoi, une profonde tristesse, un désespoir sans nom… Je la vois comme une amie, et rien d’autre.

    Je te donne ici un autre témoignage, celui de Angel K 31ans qui se décrit comme chanceuse parce qu’elle a pu sortir de la prostitution.
    « « Sans clients il n’y aurait pas de prostituées. Évident peut-être, mais largement ignoré. Elle n’est pas là pour son propre plaisir égoïste à elle, elle est là pour lui, et pour son plaisir à lui. Les corps des femmes sont vendus et maltraités et vendus uniquement parce qu’il y a quelqu’un qui est prêt à payer pour les maltraiter. Enlevez la demande et vous enlevez le problème.

    Alors pourquoi ne parle-t-on pas des hommes qui achètent des femmes ? ()

    [Ils] détournent les yeux des rangs des détruites, des vendues, des désespérées, des femmes qui constituent 98% des prostituées. En fait, ils ne font pas que nous ignorer : ils nous calomnient, disant que nous exagérons, que la majorité des femmes aiment ça, ils désignent les sourires sur les visages des femmes dans la pornographie comme si cela voulait dire quelque chose. Ils ne se connectent pas avec la réalité de ce que c’est d’être prostituée. ()

    « Demandez à une femme qui est contrainte par les finances, par la toxicomanie, par la santé mentale ou par la violence, pourquoi elle se prostitue, et elle vous dira un MENSONGE, non pas parce que c’est une personne mauvaise mais parce qu’elle le doit, pour survivre. C’est sa protection. ELLE VOUS DIRA CE QUE VOUS VOULEZ ENTENDRE. Alors si vous voulez entendre que les prostituées, et les pornstars (ce qui est en fait la même chose) adorent ce qu’elles font, c’est ce qu’on vous dira. En vous rassurant avec un sourire : tout ça fait partie du job.

    Si vous voulez vraiment savoir pourquoi elle est là, demandez aux clients. C’est eux, la raison. Les choses qu’elle fait, les actes sexuels qu’elle performe, sont pour eux, pas pour elle. Le truc, c’est que les clients ont un petit problème avec l’honnêteté. Et la franchise. Ils souhaitent rester sans visage. »
     Restez concentrés sur elle, et VOUS PROTÉGEZ SES ABUSEURS, LES CLIENTS. Et ils sont des ABUSEURS – il n’existe pas de bon client. Il est temps que nous arrêtions de défendre les mauvaises personnes, d’excuser l’inexcusable, et que nous déplacions le projecteur sur les clients. Je ne peux pas imaginer un meilleur moyen de tuer la demande. Ses fantasmes dégoûtants, pervers, montrés comme étant les siens à lui, et pas mis dans sa bouche comme quelque chose qu’elle veut, et sur lequel on se branle. D’ici là, nous avons une situation de l’ordre de l’homme invisible.  
    Angel K http://survivrealaprostitution.blogspot.fr/2012/02/lhomme-invisible.html

    • Bonsoir Didier,
      Une femme toxicomane ou qui n’a pas une bonne santé mentale n’a pas à être dans la prostitution mais dans un centre de soin, on est plus en 1960. Tout le monde n’a pas la même perception des choses même pour le sexe, on le voit avec Rébécca, elle est prétentieuse et autoritaire pour se mettre à la place des prostituées qui à l’évidence ne sont pas pour elle dans ces conclusions. Moi aussi en tant que client, je suis allé au restaurant avec des prostituées joviales et bien à l’aise qui préparaient leurs vacances aux Baléars, fait des photos pour elles dans un jardin public auquelles elles tenaient beaucoup et qu’elles m’avaient demandées dans la chambre après la passe pour leur avoir dit que j’étais photographe amateur. Par mon expérience, les prostituées ne sont pas des passives pour faire une passe avec la même peur au ventre, en se dissociant, en s’anesthésiant pour supporter ça en disant au client, le dégoût en elles  » tiens, mets ton préservatif ! » non, elles le font elles même parce que ça leur plait de faire ça, parce qu’elles aiment le sexe, parce qu’elles aiment leur boulot et le disent et surtout LE MONTRENT. Elles aiment leur boulot encore quand elles PROPOSENT la féllation quand on NE LA LEUR DEMANDE PAS parce qu’elles aiment le sexe, elles aiment leur boulot aussi quand pour plus de confort avec leur main, elles s’introduisent le pénis dans leur vagin et c’est toujours comme ça alors que les femmes classiques restent passives. Elles sont actives et non passives. Non, ce n’est pas moi qui me trompe mais toi qui est mal renseigné.
      Une belle femme nue dans une position animale reste une belle femme avec un beau cul, un joli paysage et elles le savent.
      Sur mon lieu de travail, nous étions une quinzaine dont deux femmes. L’une d’elles genre  » grande gueule » avait dit une fois devant tout le monde que si elle gagnait au Loto, elle ferait une pipe à tout le monde. Ca devrait te mettre sur la voie, il serait temps quant à la facilité avec laquelle des femmes peuvent faire ça. Personnellement, par deux fois, elle m’avait dit dans ces mots qu’elle suçait la bite et les couilles mais comme elle était mariée et que je voyais des prostituées, j’ai toujours hésité. On m’aurait dit qu’elle faisait des passes en douce que je n’aurais pas été étonné. Et une autre fois  » je vais le violer ! ».

      • Non, je peux t’assurer que ton jugement est faussé ; tu as connu tes amies prostituées en temps que client, et moi en temps qu’ami de la vie de tout les jours et confident pour l’une d’elle, et ça change tout. Tu seras toujours pour elles un client, peut être un client plus respectueux mais un client. Si un jour tu vivais avec l’une d’elle… ce serait différent, et si elle continue la prostitution, il est possible qu’elle n’est alors plus aucune relation sexuelle avec toi, même si elle t’aime, comme pour BEAUCOUP de personnes prostituées mariées…

        LE DENI: comment le comprendre? tu viens d’en faire l’expérience toi même, en refusant le témoignage de Rébecca Mott, comme ceux d’Angel K, de Rosen, de Vednita Carter, de Ulla, de Yolande, Domenica, Maldy… Pourquoi refuser TOUS les témoignages des personnes prostituées, lorsqu’elles ne sont plus sous la contrainte de la prostitution ? Pourquoi refuser de les entendre ? Pourquoi refuses tu systématiquement de les recevoir? Pourquoi veux tu ne te fier qu’à ton propre compréhension et ne pas les écouter? Toutes les femmes qui sont sorties de la prostitution crient d’une même voix : « SOUFFRANCE, MISÈRE, DESTRUCTION… CE N’ÉTAIT PAS NOTRE CHOIX » !
        http://membres.multimania.fr/survivantes/

        Et pourtant ces même femmes lorsqu’elles se prostituaient, elles étaient souriantes, elles t’auraient dit qu’elles se prostituaient car elles aimaient le sexe, elles auraient été si semblable à toutes celles que tu as rencontrées…

        Extrait du rapport US sur la traite, 2007 : « Peu de femmes recherchent ou choisissent la prostitution, et la plupart sont désespérés de la quitter. » 
        http://prostitution.procon.org/sourcefiles/USStateHumanTraffickingReport.pdf
        (En France, plus de 80% sont contraintes à se prostituer (RP N° 3334, avril 2011) )

        Pourquoi refuser les travaux de la psychologue Melissa Farley qui depuis des dizaines d’années a écoutée des milliers de personnes prostituées (89% veulent sortir de la prostitution). Pourquoi refuser le reportage de la cinéaste Eve Lamont (« Ce sont les femmes les plus souffrantes que j’ai rencontrées dans ma vie. Elles ont témoignées AVEC LE DÉSIR QUE LEUR MALHEUR N’ARRIVE PAS À D’AUTRES FEMMES »), le travail de l’anthropologue Rose Dufour « «Conséquence de la prostitution, elles constatent avec détresse LA PERTE DU DÉSIR SEXUEL ET L’ANÉANTISSEMENT DE LEUR VIE SEXUELLE, une désensibilisation progressive de leur corps, LE DÉGOÛT DES GESTES SEXUELS, la confusion sur leur identité sexuelle, une dissociation de plus en plus grave d’avec elles-mêmes qui les amènent à effectuer une rupture affective avec elles-mêmes et les autres. Elles révèlent la perte de l’attrait et de la confiance dans les hommes, l’abondance de leurs diagnostics médicaux, leur alcoolisme et leur toxicomanie, LEURS PENSÉES SUICIDAIRES ET LEURS TENTATIVES DE SUICIDE,… », ceux de la docteure Judith Trinquart,  « les conséquences psychiques et physiques de la situation prostitutionnelle sont très graves pour la personne prostituée… dépressions, angoisse, phobies… Troubles de la sexualité : elle est tronquée, dysfonctionnelle, ou ABSENTE… toxicomanie car cela les aide à supporter leur activité de prostitution et les effractions sexuelles à répétition…  » ou de la psychiatre Muriel Salmona, de l’historienne Malka Markovitch, … ?
        http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/17/01-4371477-limposture-la-face-cachee-de-la-prostitution.php
        http://sisyphe.org/spip.php?article1605
        http://www.france.attac.org/archives/spip.php?page=article&id_article=1232
        http://www.fondationscelles.org/index.php?Itemid=2&id=14&option=com_content&task=view
        http://www.prostitutionetsociete.fr/eclairage/causes-et-consequences/colloque-violences-sexuelles-le

        Pourquoi les personnes prostituées seraient elles différentes des autres femmes? Elles sont comme les autres, exactement comme les autres, ce ne sont pas leur goûts pour leur sexe qui les poussent à se prostituer, mais un ensemble de contraintes non voulus, et surtout la violence qu’elles ont subit avant… Et comme pour toute femme, tout homme, au bout de trop de rapports sexuels, tout devient mécanique, puis c’est le dégoût… Met toi dans la rue et imagine toi faire tous les jours 15 cunnilingus aux 15 première femmes qui passent devant toi sans les choisir, auras tu toujours envie de sexe rentré chez toi ? Au bout de combien de jours, d’années crieras tu grâce ? Et pour les femmes c’est pire, c’est le viol de leur intimité. Une ex-prostituée disait « la prostitution c’est le lieu de toutes les misères, affectives, monétaires et sexuelles », oui tu as bien lu sexuelle.
        « elles constatent avec détresse la perte du désir sexuel, et l’anéantissement de leur vie sexuelle.. »

        67% des personnes prostituées souffrent d’un état de stress post traumatique ou PTSD :
        « Au niveau AFECTIF, le stress post-traumatique se manifeste par des états d’anxiété généralisée, avec des épisodes de panique ; les personnes présentent une disposition dépressive, de la tristesse accompagnée d’états fréquents de colère, en culminant avec des réactions explosives (rage). Elles présentent des signes d’auto-culpabilité, gêne, honte, autodénigrement et
        anéantissement. Elles peuvent montrer une détresse intense sur la confrontation avec éléments et symboles signifiés comme liés aux expériences traumatiques. Il existe aussi d’autres manifestations comme : le détachement affectif vis-à-vis des autres, l’indifférence émotionnelle,… »

  18. Bonjour JC
    Je met ici un poème qui exprime mieux que bien des discours, ce que ressent une personne prostituée. Ce poème a été écrit par une personne prostituée et publié par Malka Markovich dans son mémoire sur «Le système de la prostitution, une violence à l’encontre des femmes » , mars 2002.
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/024000228/0000.pdf

    « Ne soyez pas dupés par moi.
    Ne soyez pas bernés par le visage que je présente.
    Car je porte mille masques et aucun d’eux n’est moi.
    Prétendre est un art, une seconde nature pour moi, mais ne vous méprenez pas.
    Pour l’amour de Dieu, ne vous y trompez pas.
    Je donne l’impression d’être bien dans ma peau, que tout est lumineux et imperturbable,
    Que l’assurance est mon nom, et que le toupet est un jeu,
    Et que les eaux sont calmes et que c’est moi qui commande,
    Que je n’ai besoin de personne.
    Mais s’il vous plait, ne me croyez pas !
    De l’extérieur j’ai peut-être l’air assurée, mais cette surface est un masque.
    A l’intérieur de moi, nul bien-être, en moi se trouve la vraie personne,
    Confuse, effrayée, seule, je panique rien qu’à l’idée que ma fragilité soit exposée.
    Je crée frénétiquement un masque pour me cacher derrière,
    Une façade nonchalante et sophistiquée,
    Pour m’aider à prétendre, comme un bouclier devant le regard qui sait voir.
    Et pourtant ce regard est mon unique salut et je le sais aussi,
    Car s’il est suivi de la reconnaissance et qu’il y ait de la chaleur,
    C’est la seule chose qui pourrait me garantir ce que je ne parviens à me garantir moi-même,
    Que j’ai de la valeur.
    Mais je ne vous le dis pas, car cela m’est égal.
    J’ai peur que vous pensiez que je ne suis rien.
    J’ai peur de vous voir rire de moi.
    Et votre rire me tuerait.
    Alors je joue mon jeu, mon jeu désespéré avec cette façade d’assurance au dehors.
    Et l’enfant au fond de moi tremble.
    Alors je commence par haranguer les masses, puis je vous déverse paresseusement des mots qui ne sont rien.
    Mais je tais ce qui pleure en moi.
    Aussi, quand je retourne dans ma routine quotidienne, ne soyez pas dupés par ce que je vous dis.
    Je vous en prie, écoutez attentivement ce que je ne vous dis pas. »

  19. POURQUOI LES FEMMES SE PROSTITUENT-ELLE LA PEUR AU VENTRE ?
    Pour beaucoup de personnes prostituées, une passe est d’abord un viol tarifé… mais même sans considérer cela, LA PROSTITUTION EST UNE ACTIVITÉ À HAUT RISQUE ET LA VIOLENCE QUOTIDIENNE LA MARQUE DE FAÇON STRUCTURELLE.

    Que se soit en temps qu’escorte, en bordel, ou dans la rue, toute personne prostituée fera rapidement l’expérience de violences. Or c’est sur le lieu même des violences qu’elle devra retourner exercer ; la peur est parfaitement compréhensible.
    Mon voisine prostituée se prostitue toujours la peur au ventre, que se soit dans la rue, en bordel ou en temps qu’escorte ; Il y a moins de 6 mois elle est revenue avec son visage défiguré par les coups… Qui n’aurait pas peur d’y retourner?

    Voila une liste d’études qui montre que la violence est omniprésente, quelque soit le pays, la législation, le type de prostitution… » Une étude sur les personnes prostituées de rue en Angleterre établit que 87% d’entre elles ont été victimes de violence au cours des 12 mois précédents (Miller, 1995). Une recherche menée à Chicago, aux États-Unis, a montré que 21,4% des femmes exerçant des activités d’escortes ont été violées plus de 10 fois (Raphael & Schapiro, 2002, p. 5). Une étude réalisée à Minneapolis montre que 78% des personnes prostituées ont été victimes de viol par des proxénètes et des clients, en moyenne 49 fois par année; 49% ont été victimes d’enlèvement et transportées d’un État à un autre et 27% ont été mutilées (Raymond, 1999). Hunter (1994) évalue que les personnes prostituées de Portland, en Oregon, ont été violées en moyenne une fois par semaine. Weisberg (1985) soutient que la plupart des prostituées juvéniles américaines ont été abusées ou battues par leurs proxénètes et les prostitueurs.
    Quelque 85% des femmes interviewées par Parriott, en 1994, à Minniapolis, aux États-Unis, ont été violées pendant qu’elles étaient prostituées. Le premier souci des personnes prostituées de rue de Glasgow, au Royaume-Uni, est la violence des prostitueurs (Green et al, 1993). Selon une étude de Miller et Schwartz (1995), 94% des personnes prostituées de rue interrogées ont subi une forme ou une autre d’agression sexuelle, et 75% d’entre elles ont été violées par un ou plusieurs Prostitueurs. Selon la récente enquête de Farley et Lynne (2004), 90% des personnes prostituées de Vancouver, au Canada, ont été physiquement agressées, et 72% ont été violées par les prostitueurs. Phillis Chester (1994) rapporte que 75% des escortes ont commis une tentative de suicide et rappelle que les femmes prostituées comptent pour 15% des suicides rapportés par les hôpitaux américains. Une recherche réalisée à Calgary, au Canada, a montré que les trois quarts des femmes prostituées avaient été victimes de violence physique (McIntyre, 1999). Quelque 97% des femmes prostituées des Prairies ont fait état de la violence des prostitueurs. Ces violences ont souvent nécessité l’hospitalisation (Busby et al., 2002). À Calgary, 82% des jeunes personnes prostituées ont signalé avoir subi des actes de violence de la part des clients prostitueurs. Nombre de ces jeunes ont craint l’assassinat (McIntyre, 2002). Cette crainte était fondée. Les femmes et les filles embrigadées dans la prostitution au Canada connaissent en effet un taux de mortalité 40 fois supérieur à la moyenne nationale et risquent 20 fois plus l’assassinat (Baldwin, 1992). Aux USA, les personnes prostituées risquent 18 fois plus l’assassinat (John J Potterat, 2003) et l’auteur estime que ce taux encore sous estimé.
    64% des meurtres de prostituées furent commis par les clients au Canada entre 1992 et 1998 (Lowman J., 2000).
    En Zambie, en Thaïlande, en Turquie et en Afrique du Sud, respectivement 82, 55, 80 et 66% des personnes prostituées ont déclaré avoir subi des agressions physiques, alors que 78, 57, 50 et 57% ont été violées par un prostitueur (Farley, Baral, Kiremire, & Sezgin, 1998, pp. 405-426). En Allemagne, en Colombie et au Mexique, respectivement 61, 70 et 59% des personnes prostituées ont été physiquement violentées, tandis que 63, 46 et 47% d’entre elles ont été violées (Farley et al., 2003, pp. 33-74). Au Vietnam, au moins 50% des enfants prostitués ont été agressés sexuellement (Hodan, 2005, p. 52). Environ 80% des enfants des rues victimes de la traite en Grèce ont subi des violences sexuelles ou ont été prostitués. Les enfants des rues de plus de huit ou neuf ans, particulièrement les fillettes, ont été « systématiquement victimes de viol » et agressés sexuellement (Markova, 2002).

    • Pour ce qui est des violences sur les femmes qui se prostituent, sur plus d’une centaine que j’ai vu, il n’y en a pas une seule qui avait une trace de coups sur le corps. Avec la peur au ventre, ça ne pourrait pas durer des années et elles ne pourraient pas se prostituer avec une grande régularité de tous les jours comme elles le font, elles seraient souvent absentes, ce qui n’est pas le cas.

      • Mon amie se prostitue depuis plus de 20ans avec toujours la peur au ventre avant d’y aller, et je t’ai donné tant de témoignages de personnes qui boivent, ou se droguent juste avant d’y aller…
        Toutes au bout d’un certain temps ont fait l’expérience d’une violence gratuite ou de la haine dirigée contre elles par des clients… Comment veux tu qu’elles n’aient pas peur lorsqu’elles doivent retourner sur les lieux de violence… Tout le monde aurait peur, c’est normal. Regarde la liste d’etudes, des statistiques des violences dirigées contre elles … post ci dessous ou au dessus.

      • La violence est partout dés qu’il y a un contact avec le public: les contrôleurs sncf, les pompiers, les guichetiers des postes, conducteurs de bus, etc…
        Ton amie a peut être une mauvaise présentation surtout si elle se force pour y aller, ce qui ne met pas les clients dans une bonne ambiance. Certaines ont plus de tact que d’autres, Gislaine Appolaro, trente ans de trottoir, parlait beaucoup avec le client plutôt un monologue, à ma connaissance, elle n’a eu que très peu de problèmes avec les clients.

    • J’ai dit à une jeune prostituée que des gens disent quelles sont des victimes qui souffrent de la prostitution. Elle n’a pas répondu faussement  » mais non ! « , elle a eu un sursaut de stupéfaction visible sur son visage parce qu’elle est loin de cette représentation et pour me montrer sa bonne volonté et son accord, en partant, elle m’a presqu’embrassé sur la bouche, elle m’est venue droit dessus, je n’aurais pas eu de mal à le faire.
      Les témoignages personnels de Rébécca et de quelques autres qu’ils soient vrais ou non, je ne les lirai pas, ce sont des textes bouleversants, morbides, invivables que je ne supporte pas, ce n’est pas ça l’esprit de la prostitution et les prostituées n’en veulent pas non plus, elles ne s’y reconnaissent pas.
      C’est oublier que j’ai deux tantes qui étaient dans la prostitution et avec du recul, ce n’est pas du tout comme ça qu’elles voient la prostitution, l’une aimait l’ambiance des bars espagnols avec les hommes. Dans la même ligne, Gislaine Appolaro qui a quitté la prostitution, il y a quelques temps après trente ans de trottoir et que j’ai revue, elle n’a pas du tout ces troubles ni cette morbidité que j’ai lu.
      Le sexe opposé en tant qu’attribut exerce une attraction sur les prostituées, c’est naturel, elles ne sont pas en prière devant la Sainte-Vierge, c’est même le moteur de leur prostitution. C’est à l’exemple de ma collègue de travail qui m’avait dit qu’elle suçait la bite et les couilles et après  » je vais le violer !  » et quand quelque chose plait, on ne s’en lasse pas. Tout le monde n’a pas la même sensibilité.
      S’il fallait que je face un cunnilingus à toutes les femmes qui passent dans la rue, pourquoi pas si c’est bien propre, ce serait toujours mieux que de faire le travail de vider les poubelles.

      • citation: « ..de Rébécca et de quelques autres qu’ils soient vrais ou non, je ne les lirai pas, ce sont des textes bouleversants, morbides, invivables que je ne supporte pas »
        Tu te caches les yeux et tu ne veux pas voir la réalité, tout est dit. Cette réalité que tu ne veux pas voir, C’est CELLES DES FEMMES qui tu vois, que tu payes,… et qui se suicident tellement qu’elles sont MAL, si elles n’ont pas été tuées avant.

        Mon amie me parle souvent de sa mort prochaine, comme si cela n’avait aucune importance, comme Rebecca Mott, comme Nelly Arcan, comme… « J’ai été tellement torturée que je ne sais pas combien de fois j’ai perdu conscience et COMBIEN DE FOIS J’AURAIS PU MOURIR. LA MORT EST SI NORMALE DANS LA PROSTITUTION QUE LA PLUPART DES PROSTITUÉES AGISSENT COMME SI ELLE N’AVAIT PAS D’IMPORTANCE. » 
        REBECCA MOTT survivante de la prostitution
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4292

        « Les femmes sorties de la prostitution vivent avec la conscience que c’est par pure chance qu’elles sont encore en vie – car je n’ai jamais rencontré ou connu de telle femme qui n’avait pas dû VIVRE AVEC LA MORT POUR OMBRE et qui ne soit pas consciente que les filles et les femmes prostiuées meurent / disparaissent constamment. »
        REBECCA MOTT survivante de la prostitution
        http://www.sisyphe.org/spip.php?article4098

      • Toutes les études de tous les pays que je t’ai citées au sujet de la violence que les personnes prostituées subissent, tous les témoignages et les constatation de la police, les jugements, les coupures de presse… NON si tu ne veux pas croire, c’est de la mauvaise foi. Tu peux pas dire que le monde entier ment, car les études sur la violence que subissent les personnes prostituées proviennent du monde entier, Le fait qu’une personne prostituée est 18 fois plus de risque d’etre assassiné, ca te parait normal aussi? as tu lu « la dérobade », ou d’autres romans autobiographique de personnes prostituées? Tu lirais que la violence est omniprésente à tout moment.

        Si tu dis à une personne prostituée en exercice que c’est une victime, tu vas te faire mal voir…
        Tout ce que tu me dis confirme les témoignages cité ci dessus: les personnes prostituées mentent à leur client, relit tous ces témoignages… Et c’est logique, normal, elles veulent SURVIVRE,

      • Quand on ment à son client qu’on déteste, on lui dira tout ce qu’on veut mais on ne viendra pas pour l’embrasser sur la bouche, c’est clair. Je ne peux pas soutenir qu’elles ont 18 fois plus de risques de se faire tuer, ici en quarante ans, il n’y en a pas eu une seule de tuée. Les statistiques qui viennent d’Amérique, la violence en général est autre que celle d’ici, on tue régulièrement dans les écoles, les moeurs différents, il n’y a pas de comparaison. Les statistiques qui proviennent de l’étranger ne peuvent pas servir de référence pour la prostitution en France, ce serait irresponsable. On ne fait pas une loi en France pour ce qui se passe en Amérique ou ailleurs, ce serait ridicule.
        La prostitution en elle même n’inclut pas la violence. La prostituée est organisée dans sa façon de procéder et le client suit ses indications : payer avant de commencer, poser ses vêtements à tel ou tel endroit, se placer à droite ou à gauche sur le lit, attendre le moment qu’elle décide de faire le rapport sexuel après qu’elle eut commencé la préparation en disant  » viens sur moi ! « , c’est comme ça que ça se passe avec une prostituée, il n’y a normalement pas de violence. La violence quand elle a lieu provient d’individus teigneux ou ivres.

      • « Les meurtres représentaient de 29 à 100 pour cent, tu as bien lu: 100% des décès observés chez les prostituées ces dernières décennies à Birmingham (Hilary Kinnell, Royaume-Uni 1999), à Nairobi (Stephen Moses, de l’Université du Manitoba, 2003) , à Vancouver ( Lowman J, Fraser L.), ou à Londres (Ward H, Day S, Weber J. Risky , 1999).
        Pour le chiffre donné, John J Potterat, (2003), sur un échantillon de près de 2000 personnes prostituées a trouvé un risque de meurtre par homicide 18 fois supérieurs à un groupe témoin (MÊME AGE, MÊME ORIGINE), et il estime ce chiffre encore sous estimé. (L’incidence de la violence du pays est nulle car, il s’agit d’une COMPARAISON avec un groupe de même age, de même origine qui vit dans les même conditions que le groupe des personnes prostituées.)
        http://aje.oxfordjournals.org/content/159/8/778.full#ref-32
        (vers les 3/4 du document, si tu veux vérifier, il y a aussi les autres références)

        « Et si JE MEURS AVANT MON SUICIDE, C’EST QU’ON M’AURA ASSASSINÉE, je mourrai entre les mains d’un fou, étranglée par un client parce que j’aurai dit un mot de trop ou parce que j’aurai refusé de parler, de dire oui c’est vrai, LES PUTAINS SONT DES MENTEUSES, de sales garces qui éblouissent les autres femmes, les emportant en masse loin de leur mari, vers un monde surpeuplé et sans famille, je mourrai d’avoir tu ce que je pense passionnément, MA CONTRIBUTION À CE QU’IL Y A DE PIRE DANS LA VIE »
        Nelly Arcan, Putain, p. 87
        Nelly Arcan est née en 1975 au Québec. Elle est passée à la télévision et ses interview sont encore visible si tu ne me crois pas tu peux vérifier et acheter ses livres. Elle a vécu à Montréal où elle a été prostituée pendant plusieurs années. Son livre relate les violences sexuelles incestueuses qu’elle a subies enfant ainsi que de son « expérience » en tant que prostituée. Elle était INDÉPENDANTE, sans proxo. Elle s’est suicidée en septembre 2009, à 36 ans.

      • Qu’est-ce qu’elle est venu faire dans la prostitution qu’elle déteste si c’est pour raisonner comme ça, c’est qu’elle le veut bien, c’est qu’elle a toujours été bien malade, il n’a pas fallu 20 ans à ma tante pour arrêter, elle a arrêté quand elle l’a voulu.

      • LA RÉPÉTITION ENTRAÎNE LE DÉGOÛT :« … on ne doit pas oublier que si les hommes payent les putains ce n’est pas pour faire avec elles ce qu’ils font avec leur femme, et de croire qu’ils sont les seuls à avoir du plaisir est une erreur, je le sais car j’en ai Dieu merci, il faut bien que ce qu’on fait sur moi soit parfois agréable, il faut bien en retirer du plaisir en début de journée avec le premier client jusqu’au troisième car à partir du quatrième ça devient difficile, C’EST LA RÉPÉTITION QUI REND CE MÉTIER DÉGOÛTANT, LA RÉPÉTITION DES MÊMES GESTES QUI N’ASSOUVISSENT PLUS RIEN ou si peu 13 … » Nelly Arcan, Putain, p. 141
        « […] vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que tous ces hommes qui ne veulent pas penser QU’IL Y A UNE LIMITE A CE QU’UNE FEMME PEUT DONNER ET RECEVOIR, ils restent sourds à ce qu’elle ait une fin, à ce qu’elle puisse tout aussi bien ne rien avoir à donner ou à recevoir, ils ne veulent pas savoir ce que JE MEURS D’ENVIE QU’ILS SACHENT, QU’IL N’Y A RIEN A VOULOIR D’EUX OU SI PEU, QUE L’ARGENT APRES TOUT, et ils tentent d’oublier que le désir c’est plus que la taille de leur queue, c’est plus que ça, sucer encore et encore, sucer à mort, ils ne veulent pas entendre QU’IL FAUT DU TEMPS POUR QUE NAISSE LE DÉSIR, ENFIN PLUS QUE ÇA EN PREND POUR SORTIR L’ARGENT DU PORTEFEUILLE, ils ne comprennent pas que CE COMMERCE N’EST POSSIBLE QUE GRACE A UN PACTE SUR LA VÉRITÉ QU’IL NE FAUT SURTOUT PAS DIRE et qu’il faut croire ailleurs, quelque part dans l’illusion qu’on peut avoir de l’appétit pour le premier venu, même obèse ou stupide », p48 Nelly Arcan Putain

        « Et ces trois mille hommes qui disparaissent derrière une porte ignorent TOUT CE QUE J’AI DÛ CONSTRUIRE POUR EXORCISER LEUR PRÉSENCE, pour ne garder d’eux que leur argent, ILS NE SAVENT RIEN DE MA HAINE parce qu’ils ne la soupçonnent pas, parce qu’ils ont des appétits et que c’est tout ce qui importe, … » Nelly Arcan, Putain, p. 64.

      • J’ai dit à une jeune prostituée qu’il y a des associations qui s’occupent de la réinsertion des prostituées, elle m’a répondu que les autres prostituées n’ont qu’à y aller, elles n’en veulent pas, elles préférent se prostituer et tu n’as pas à t’y opposer.
        Paroles d’une femme de 50 ans en parlant de la prostitution  » elles se tapent des petits jeunes et elles se font payer ! « . Ca montre qu’il y a des femmes qui ne voient pas la prostitution comme quelque chose qu’on subit et dont on en est victime.
        Si les prostituées devaient arrêter la prostitution, il n’y en aurait quasiment aucune qui demanderait des soins pour des traumatismes sexuels en prenant des tranquillisants, pourquoi ? parce qu’elles n’en ont pas besoin.
        Ce n’est pas du viol tarifé puisque pour faciliter la pénétration, elles se servent de leur main pour guider le pénis pour le faire entrer dans le vagin alors que les femmes classiques restent passives, elles sont spécialisées, elles sont adaptées et pour s’adapter à quelque chose, il faut que ça plaise.

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