Le manifeste

Sous les pavés, le tapin par Gérard Biard

publié dans Charlie Hebdo N° 1057, 
du 19 septembre 2012

Sommes-nous à la veille de la publication d’un nouveau « Manifeste des 343 salopes », dans lequel d’éminentes personnalités revendiqueraient la liberté de se prostituer, déclarant qu’elles-mêmes ont fait le trottoir pendant un mois — moins, ce n’est pas du jeu — et que c’est un droit qui doit être offert à toutes et à tous ? En tout cas, depuis que Najat Vallaud-Belkacem, tout juste nommée ministre des Droits des femmes, a fait part de son intention d’abolir la prostitution, il ne se passe guère plus d’une semaine sans qu’apparaisse dans Libé, Le Monde, Le Nouvel Obs, une tribune signée de grandes consciences de gauche, expliquant avec beaucoup de conviction que le tapin constitue la dernière frontière de la liberté individuelle et qu’il s’agit du combat féministe le plus important depuis la lutte pour l’IVG.

Certes, il y a les réseaux, les trafiquants, les proxénètes, qui sont bien laids et qu’il faut combattre. Mais, après tout, il ne contrôlent que 90 % du marché de la prostitution. Un détail, donc. Pensons d’abord à celles et ceux qui auraient fait le « choix » de se prostituer, et qui incarnent le droit à disposer librement de son corps. On aurait envie de demander où est le « choix », quand on exerce une activité qui résulte d’une violence économique, sociale ou physique, — et souvent des trois à la fois —, et qu’on l’exerce au mieux par défaut… Mais on ne voudrait pas casser l’ambiance libertarienne qui règne dans les débats. Voyons plutôt en quoi la prostitution serait de gauche et progressiste.

Au delà de sa dimension libératrice, la prostitution aurait une fonction sociale. Elle serait la nécessaire thérapie à la « misère sexuelle ». D’accord, marcher avec les pieds en dedans, puer du bec, sentir sous les bras et ne pas avoir de chance avec les filles, ce n’est pas une vie. Mais louer sa bouche, son vagin et son anus à des inconnus vingt fois par jour, sept jours sur sept et pendant des années, on appelle ça comment ? De l’épanouissement sexuel ? Colmater une misère avec une misère encore plus grande, que voilà une intéressante idée de gauche… Aussi intéressante que la fable, toujours colportée, qui dit que la prostitution permet de réduire le nombre de viols. Rappelons que, dans un État laïc et démocratique, même de droite, on ne lutte pas contre le crime en faisant des sacrifices humains…

Et puis, il y a les handicapés. Ah, les handicapés, que l’on respecte au point de considérer qu’ils n’auraient que la prostitution pour vivre leur sexualité, et dont on se préoccupe beaucoup moins dès lors qu’il s’agit de leur permettre d’avoir accès à des services autres que sexuels. Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) paru la semaine dernière, 15 % seulement des établissements destinés à recevoir du public sont aujourd’hui accessibles aux handicapés. Avant de penser à leur offrir des rampes d’accès pour aller au bordel, on pourrait peut-être leur en construire pour aller à la Sécu…

Enfin, la prostitution serait une activité banale : tout le monde s’y livrerait, sous une forme ou une autre. L’écrivain Dominique Noguez a été jusqu’à comparer, dans Le Monde, l’exercice de la prostitution au métier de prof ou d’avocat… Aurait-il le même avis si sa fille venait lui annoncer qu’elle compte intégrer le cabinet de Dodo la Saumure ? Pas sûr.

Tout compte fait, il est peu probable que soit publié un jour un « manifeste des 343 putains ». Ceux qui reprochent aux abolitionnistes de parler à la place d’autrui ne conçoivent pas un seul instant qu’eux-mêmes ou leurs enfants puissent exercer ce « travail », qu’ils trouvent follement libérateur exercé par d’autres — majoritairement étrangers…

Il est bien évident que, dès lors que l’on est entre adultes responsables et consentants, chacun est libre d’avoir la sexualité qu’il souhaite, y compris la plus fantaisiste et la plus débridée. Personne ne songe à interdire à Catherine Millet d’aller s’éclater dans des gang bang. On fera simplement remarquer aux esthètes qu’elle en a fait un livre, pas un métier.

14 réflexions sur “Sous les pavés, le tapin par Gérard Biard

  1. « On ne peut savoir à quel point LE COMMERCE DU SEXE NOUS DÉSINTÈGRE et nous réduit à rien d’autre qu’un objet sexuel, en sachant que ce processus PEUT NOUS TUER ET LE FAIT. Il est vrai qu’être consciente de cette réalité conduit au suicide, rend la femme prostituée trop vulnérable et exposée aux actes de violence des prostitueurs et des profiteurs – il est beaucoup plus sûr d’être dans le déni, quand il n’existe pas de sortie réelle. Mais CE QUI ME REND FURIEUSE, ce ne sont pas ces femmes, mais que des PERSONNES EXTÉRIEURES AU MILIEU choisissent d’entendre et de croire que le commerce du sexe doit être acceptable, pour la simple raison que quelques femmes s’y trouvant disent que cela marche pour elles. »
    Rebbeca Mott Survivante de la prostitution
    http://www.sisyphe.org/spip.php?article3934

  2. Un métier comme un autre?
    « ce n’est pas un métier comme un autre parce que, dès le premier client, on se sent amoindrie, on se rend très bien compte que ca n’est pas un métier que l’on voudrait pour sa fille: c’est un moyen de survie… La légalisation, c’est décidé l’enferment à perpètre pour une catégorie de personne, je ne comprends même pas comment on peut imaginer une solution pareille. » Yolande survivante de la prostitution.(16 années de p.)
    « il n’y a rien à glorifier dans ce métier: Les jeunes filles doivent savoir ce qui les attend: de la misère… Tout plein de misères …(…) Une mise en garde, c’est bien le moins qu’on leur doit, nous, les vieilles putes… » Domenica
    « Personne ne choisit le trottoir comme un métier quelconque.(…) Il faut vraiment être acculée pour en arrivée là. C’est un geste suicidaire: le jour où je suis devenue prostituée, j’ai fermée mon corps à la vie, j’ai dissocié mon corps de ma tête, et j’ai quitté le monde… Les hommes ont payé pendant trois ans, et moi j’ai cessée de vivre pendant trois ans… »
    « Il y a une différence fondamentale entre vendre sa capacité de travail intellectuel ou manuel et s’allonger quinze fois par jour sur un lit miteux pour se laisser violer en échange d’un billet. La prostitution légale, cela signifiait pour moi le triomphe des hommes sur les femmes. » Barbara
    « Non, la prostitution n’est pas un métier. Elle est une atteinte à la dignité humaine. Sans aide nous ne pouvons nous en sortir. Nous aider à ne pas y entrer ça c’est l’objectif. Vous, essayer de comprendre ce que les exclus, les opprimés, les réprimés et les humiliés ne peuvent pas vous dire…PAS DE CLIENTS: PAS DE PROSTITUTION! PAS DE PROSTITUTION: PAS DE CLIENTS! Sans le soutien financier de la clientèle prostituante, le milieu perdrait sa raison d’être (l’argent) et s’effondrerait de lui même. » Maldy survivante
    http://membres.multimania.fr/survivantes/

    • Bonjour,

      Un jour, j’ai demandé à une jeune prostituée si elle faisait aussi les femmes, elle m’a répondu  » ah non, moi, j’aime les hommes ! ». Elles aiment les hommes en général par adoration pour le sexe. Des prostituées prennent soin de retirer le préservatif sur le client après le rapport sexuel, c’est pour elles une bonne occasion pour profiter une fois de plus de mettre la main sur le pénis qu’elles adorent. En plus de le dire avec parfois une expréssion de joie, passionnée sur leur visage, elles le montrent.

      • « Je hais cette « non-vie » (la prostitution), mais j’aime la vie »; « je hais l’argent de mes passes, je hais les missiles japonnais, les fayots allemands,… Je HAIS »; « Je n’ai jamais de plaisir »; « j’ai pleurée dans la rue, dans mon lit tant et tant de fois »; « J’ai peur, toujours peur, je vis dans la peur »; « Je suis laide, mon dos est HS, mes reins aussi, j’ai le spleen, mon cœur est triste …, je suis si fatiguée de cette vie, si lasse…tout est triste…. » « depuis des années, je veux mourir …oui je veux mourir ».
        Et pourtant extérieurement cette personne prostituée est toujours souriante, surtout vis à vis de ses clients, une beauté avenante… paroles qu’aucun client-prostitueur n’entendra jamais. Et pourtant, ces paroles sont celle de la vraie femme, parole de la femme hors du rôle qu’elle joue dans la prostitution. ttémoignages

      • « Comment les prostitué-e-s pourraient –ils-elles dire publiquement à leurs clients, vous nous dégoutez, on n’en peut plus de faire semblant, de supporter vos manies, vos fantasmes et votre crasse ». Par ailleurs ont-elles la possibilité, ces personnes prostituées, de dire qu’elles sont sous emprise d’un proxénète (compagnon ou pas), d’un réseau ?  Combien de personnes prostituées ont dit un jour : « Tout va bien, j’aime ce que je fais et je gagne bien ma vie, je suis libre » puis plus tard ont exprimé leurs souffrances et la violence subie, les associations qui accompagnent les personnes prostituées en rencontrent des milliers.

  3. «Ce sont les femmes les plus souffrantes que j’ai rencontrées dans ma vie. On entre facilement dans ce milieu, mais on en sort difficilement. La prostitution entraîne une désensibilisation face au corps et aux émotions. Les femmes se dissocient de leur corps pour passer à travers : elles sont des orifices», s’indigne Mme Lamont, soulignant que les femmes qui ont témoigné devant sa caméra l’ont fait AVEC LE DÉSIR QUE LEUR MALHEUR N’ARRIVE PAS À D’AUTRES FEMMES.
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/17/01-4371477-limposture-la-face-cachee-de-la-prostitution.php

  4. cher Gérard,
    je fais un métier physique et mon corps, (mes tendons, mes oreilles, ma colonne vertébrale …) s’use, se détruit même, pour certaines parties, et j’accepte cela contre de l’argent … si j’étais radical je me considèrerais prostitué. J’ai du mal à contredire cet argument, y as-tu pensé ? quelle réponse donner à des gens qui tenteraient de noyer le poisson et de faire croire que la prostitution, bien encadrée, avec une législation, des chsct !!!, serait un métier comme un autre ?
    bonne continuation à tous
    fred

    • C’est une bonne question, car l’argument dont vous parlez est devenu très à la mode. Il est absurde, intuitivement on le sait parfaitement, tout le monde le sait: ce que font les prostituées est le cauchemar de l’immense majorité des femmes, y compris de celles qui font mine de défendre ces pratiques (j’attends toujours que Badinter par exemple nous confie qu’elle se prostitue de temps à autres, par choix).
      Et pourtant, vous avez raison: il faut bien garder son calme et répondre de façon objective. Je pense que vous trouverez de nombreuses réponses ici. Une me vient à l’esprit: dans quelle autre activité, se faire frapper et maltraiter, voire tuer, par son ‘client » ou son « patron » fait partie des risques du métier? Le mouvement du nid publie régulièrement des articles de journaux portant ce titre lapidaire: « prostituée retrouvée morte assassinée dans une chambre d’hôtel ».
      Certes, maçon, c’est dur; mais combien de contremaîtres, ou de clients mécontents, se sont faits arrêtés pour avoir poignardé ou frappé à mort le maçon incriminé?

  5.  « La prostitution N’EST PAS UN TRAVAIL DU TOUT, C’EST UNE FORME D’ESCLAVAGE, ON PEUT DIFFICILEMENT EN SORTIR. La prostitution, un choix libre. Mensonge. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas quelques-unes – une bien petite minorité – qui décident d’essayer ça et le font librement, sans sombrer dans la dope et l’alcool comme la plupart. Et dites-moi quelle liberté a un enfant de 13 ans qui cherche l’amour, la reconnaissance de l’autre sexe – surtout quand son père l’a toujours méprisée, et qui se retrouve entre les mains de ces gens qui ne pensent qu’à l’argent et au sexe. Et la très grande majorité des prostituées adultes ont commencé quand elles étaient des enfants. Vous essayez de noyer le poisson dans toutes sortes de raisons édifiantes qui justifieraient la prostitution mais vous n’êtes pas honnêtes. » 
    Sylviane survivante de la prostitution
    http://sisyphe.org/article.php3?id_article=840

  6. « Des traumatismes longs et répétés précèdent en général l’entrée en prostitution. De 55% à 90% des personnes prostituées témoignent d’agression sexuelles dans leur enfance (James & Meyerding, 1977; Silbert & Pines, 1981; Harlan et al., 1981; Silbert & Pines, 1983; Bagley & Young, 1987; Simons & Whitbeck, 1991; Belton, 1992; Farley & Barkan, 1998).
    Silbert & Pines soulignent que 70% de leur interviewées disent que les agressions sexuelles dans leur enfance ont eu une influence dans leur entrée dans la prostitution. » Melissa FARLEY & al., 2003

    * « Les femmes prostituées comptent pour 15% des suicides rapportés par les hôpitaux américains » et « Les femmes et les filles embrigadées dans la prostitution au Canada connaissent un taux de mortalité quarante fois supérieur à la moyenne nationale » (Baldwin,).

    L’âge moyen d’entrée dans la prostitution en Amérique du Nord est de 13 ou de 14 ans (Silbert & Pines, 1982; Weisberg, 1985, Giobbe, 1992 ; John Howard Society of Alberta, 2001)

    Dans de telles conditions COMMENT PEUT-ON PARLER HONNÊTEMENT DE PROSTITUTION LIBREMENT CHOISIE?

    « Servir d’objet. C’était ça ma dose. Une sorte de dépendance dans un but de destruction. Ce don de soi, on se sent valorisée… Et en même temps, on se sert de vous, il y a une non reconnaissance ; C’EST UNE FORME D’AUTODESTRUCTION. Comme l’alcool, la drogue. » Caroline
    http://www.prostitutionetsociete.fr/temoignages/ils-utilisent-les-techniques-des

    « Et puis baiser, moi sur le dessus et enfin en petit chien, voilà ce que je préfère car il n’y a que les sexes qui se touchent, je peux grimacer comme je l’entends, PLEURER un peu aussi et même jouir sans que ça se sache, et tout doit être fait, six, sept, huit fois de suite avec six, sept, huit clients différents et après c’est entendu, je peux m’en aller et m’en aller où pensez-vous, chez moi, eh bien non car je ne veux pas rentrer chez moi, je veux seulement MOURIR au plus vite ». P.27 
    Nelly Arcan est née en 1975 au Québec. Elle a vécu à Montréal où elle a été prostituée pendant plusieurs années. Son livre relate les violences sexuelles incestueuses qu’elle a subies enfant ainsi que de son « expérience » en tant que prostituée. Elle s’est suicidée en septembre 2009, à 36 ans.

  7. Si quelqu’un a faim je lui donne à manger, s’il a soif à boire et s’il désire de l’amour, peut-être que sa famille ses amis, sauront mieux lui donner que moi. Mais s’il veut du sexe, outre que ce n’est pas indispensable, qui peut le lui offrir ?
    En fait si quelqu’un a faim je ne lui donne pas un poisson, je lui apprend à pêcher !

    Le sexe est quand même différent de l’amour, et beaucoup de prostituées se prêtent au jeu des câlins, parce que nombre de clients désirent cela avant tout, ce n’est qu’un ersatz, mais une illusion habile peut avoir un effet placebo. Après il faut quand même passer à la casserole, c’est payé ! Un monde de mensonges, non ?
    L’amour est une des rares choses que l’on ne peut pas se donner à soi-même, alors qu’avec de l’imaginaire et une main gauche vigoureuse tout sexe se tend…
    f morillo

    • Je serais d’accord avec vous si la prostitution était un choix, mais pour l’immense MAJORITÉ ce n’est pas un choix mais un ESCLAVAGE organisé par des réseaux mafieux (ou des proxénètes) pour s’enrichir. La majorité des personnes prostituées sont sous la CONTRAINTE de proxénètes, cela a toujours été et c’est ce que l’on constate encore actuellement et dans tous les pays.

      En France plus de 80% sont étrangères et sous la contrainte de réseaux mafieux (Rapport parlementaire N°3334, avril 2011)
      ou encore ces autres statistiques;
      85 à 90% des personnes prostituées sont sous la contrainte d’un proxénète [Chaleil (2002), Giobbe et al. (1990) et Hunter 1994)],
      M Chapelier, ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé: « 90% de personnes prostituées dépendant d’un proxénètes », « Les jeunes forment l’énorme majorité du contingent : 75 % des prostitués « auraient entre 13 et 25 ans » et deux à trois millions sont mineurs, » « environ 50 % des personnes concernées ont commencé la prostitution en étant mineures. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution est de 13 à 14 ans au niveau mondial » (Le Monde 2012/01/27)

      Hohmann, commissaire principal et directeur du service d’enquête sur la prostitution depuis 14 ans à Stuttgart : « 95 à 97% des personnes prostituées en Allemagne ont un proxénète. »

      La prostitution a toujours été une activité traditionnelle du crime organisé, ce n’est pas un ensemble de rencontres individuels, mais un commerce mafieux, un esclavage organisé pour enrichir des criminels.

    • Le problème est que jamais aucune personne prostituée ne dira qu’elle est sous la contrainte d’un proxénète, même si elle est arrêtée, ou mise en prison. La plupart sont sous la TERREUR de leur proxénète… tant de témoignages…

      Témoignage de l’avocat général à la Cour de cassation de Paris.
      « Pour être intervenu dans des centaines de dossiers de proxénétisme aggravé, Yves Charpenel confirme que ce type de traite s’accroît, se complexifie et se fluidifie. C’est un monde de vulnérabilité où les victimes sont d’abord des femmes, étrangères, en situation irrégulière, très jeunes …sur les 98 % de prostituées (contre 2 % d’hommes), 48 % étaient mineures !
      Autre caractéristique : la violence. “C’est un univers où on vend après un circuit de dressage” pour rendre les victimes capables de supporter des sévices particuliers, décrit le magistrat. Et d’évoquer un dossier impliquant plusieurs dizaines de jeunes Roumaines tatouées par le chef local du réseau. Pour convaincre les plus récalcitrantes, il n’a pas hésité à en étouffer trois avec un sac en plastique sur la tête “On n’est pas dans Walt Disney.” »
      http://www.lalibre.be/actu/international/article/773677/prostitution-forcee-petits-risques-tres-gros-profits.html

      ou encore celui d’Ulla la pasionaria de la révolte des prostituées de Lyon en 1975.
      En 1975, Ulla, se clamait libre de tout proxénète … Aujourd’hui, elle reconnaît qu’elle était « maquée, comme 98 % des filles ». « Comment avez-vous pu me croire ? » Ce n’est pas pour protéger son souteneur qu’elle a menti. « Mais pour sauver ma peau. C’était trop dangereux de dire la vérité »… les maisons closes ? « C’est le pire : de l’abattage en milieu fermé. Et ça entretient le proxénétisme ». Le fléau, c’est le proxénète qui transforme la prostitution en esclavage : « qui nous maltraite comme du bétail », dit Ulla.
      http://8mars-online.fr/ulla?lang=fr

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