QUI SOMMES-NOUS ? WHO ARE WE?

ZEROMACHO – Siège social : 80 quai de Jemmapes 75010 Paris

Pour nous écrire : info.zeromacho[at]gmail.com

Les fondateurs et porte-parole de Zéromacho
The Zéromacho spokesmen


Gérard Biard Patric Jean porte-parole jusqu’en septembre 2016 Frédéric Robert
 

Nous sommes des hommes de tous pays, âges, origines et professions.
En 2011, quelques francophones ont créé le réseau international Zéromacho pour dire publiquement NON au machisme, en particulier sous sa forme extrême qu’est la prostitution.

Nous refusons de vivre notre sexualité au travers de rapports marchands, et nous nous opposons au système prostitueur. Nous considérons donc qu’il faut responsabiliser et pénaliser les prostitueurs (« clients »).

Nous pensons qu’il faut assurer la protection des femmes et des hommes dans la prostitution, et nous affirmons que toute personne est digne de respect : elle ne peut donc pas être un instrument de plaisir unilatéral, et elle ne se réduit pas à un corps dont on pourrait acheter l’intimité. Choisit-on d’être exploité-e ? Quel choix éclairé pourraient faire la plupart des personnes dans la prostitution, qui se trouvent au contraire dans une situation de contraintes, entre manque d’argent, rêves illusoires d’un bonheur matériel et ignorance de ce qui les attend ?

Nous disons OUI à la liberté sexuelle ! OUI au désir et au plaisir partagés !

 

We are men, of all countries, ages, origins and professions.
In 2011, a few French-speaking men founded the international Zéromacho network to publicly say NO to machismo, and to particularly oppose its most extreme form: prostitution.

We refuse to live our sexuality through commercial relations, and we oppose the prostituting system. We consider, therefore, that prostituters (i.e. clients) should be made responsible for their acts, which must be penalized.

We think that the protection of women and men in prostitution should be guaranteed, and we declare that every person deserves respect: s/he cannot therefore be treated as a instrument of pleasure for another person and cannot be reduced to a body whose intimacy can be bought. Does anyone choose to be exploited? How informed is this choice for the majority of people in prostitution, who have instead been caught between lack of money, illusory dreams of material happiness and ignorance of what awaits them?

We say YES to sexual freedom! YES to shared desire and pleasure!

 

À découvrir aussi, les articles de Gérard Biard dans Charlie Hebdo

10 réflexions sur “QUI SOMMES-NOUS ? WHO ARE WE?

  1. Messieurs, bravo! Bravo pour vos prises de positions, vos combats, votre soutien aux associations féministes. Aujourd’hui, alors que le combat pour l’égalité homme-femme est loin d’être terminé, être féministe est considéré comme une tare, un problème, un danger même, d’après certains hommes (et certaines femmes) qui pensent que dominer et exploiter l’autre sexe est un privilège nécessaire à leur propre construction et à leur propre bien être… Je suis tombée par hasard sur votre site, en cliquant sur un lien affiché sur slate.fr.Et j’en suis bien contente.
    J’ai manifesté, outrée, contre le verdict du procès de Créteil… Bien peu de gens ont manifesté, bien peu de gens se sont sentis concernés.. Contrairement à une autre cause récemment débattue au parlement, et qui elle a réussi à réunir des milliers de personnes en colère…
    Pourtant, tous les jours, les droits des femmes sont bafoués, et certains profitent de leur force physique ou de leur pouvoirs et privilèges pour les exploiter et les utiliser… Merci monsieur pour votre lutte, qui je l’espère, aidera toutes les petites filles du monde à devenir ce qu’elles sont : des êtres libres doués d’intelligence et destinés à vivre leur vie comme elles l’entendent. Autour de moi, être féministe est une honte. A priori, tout ce qui ne va pas, c’est de la faute des féministes, et de nos jours, l’homme serait devenu une victime… Une victime? Mais qui parmi les hommes ou les femmes agressent, insultent, violent, battent, ont le pouvoir, font la guerre, voilent, dominent… ? Qui?
    Le féminisme ne disparaîtra que quand l’égalité fera réellement surface.

    Signé : une féministe trentenaire outrée par ce qu’elle voit et ce qu’lele entend.
    A bas la prostitution, abolition.
    Continuons le combat.

  2. Bonjour, messieurs. Oui à l’abolition de la prostitution, mais non à la pénalisation suédoise qui a permis aux politiques de se donner bonne conscience tout en préservant le systéme ultra libéral , qui est lui même prostitueur et responsable de la violence vis à vis des femmes. Je suis pour la liberté sexuelle, mais pour aboutir à cela il faut que chaque personne puisse vivre dignement, manger à sa faim. Et oui, il y’a aussi le problème de la faim en france et en europe ainsi que celui du logement. A cause de quoi? Des politiques ultra-libérales qui précarisent les femmes, faites par la droite et la gauche. Je propose une éducation à la solidarité qui éviterait que les gens se dressent les uns contre les autres ainsi que l’abolition du système ultra-libéral qui porte la violence dans ces gênes. Approuver la pénalisation, c’est cautionner le système libérale et laisser subsister les injustices et l individualisme forcené. Selon la commune de 1871, seule l’éducation responsabilisera la société. Pénaliser, c’est réprimer et la répression ne responsabilise pas… j’oubliais… en algérie, on ne réprimait pas, on pacifiait… curieux que nous ne sommes pas pénaliser quand nous achetons les produits fabriquées par des petits enfants… en les achetant, on contribue à l exploitation des enfants dans le monde… Quand madame duflot a été sifflé par les députés, aucune féministe n’a murmuré pour protester… Abolissons le capitalisme sauvage et la prostitution reculera. Rétablissons la solidarité et la prostitution des étudiantes et des femmes seules disparaitra. Plus de justice sociale et la cause des femmes avancera ainsi que la libération sexuelle. Banalisons le naturisme et les viols diminueront. lutter contre la timidité accélèrera la libération sexuelle.Seule la justice sociale fabriquera une société pacifiée et plus douce. M
    Mathieu Adam, devenu ancien client de prostitué grâce au soutien de l’association d’aides aux timides patatra.
    NB: je connais un éducateur qui m’a dit que la réglementation ou la pénalisation foutrait en l air son travail avec les prostituées. Son message: »laisser les en paix! ».
    nouvel devise républicaine: »partage, solidarité, fraternité. »

    N.B: je suis devenu un ancien client de prostituées grace à l association patatras d’aide aux timides. Je connais un éducateur qui m a déclarer que la pénalisation du client ou la règlementation annéantirait tout ses années de travail avec les prostituées. Cette personne abordait les problèmes avec beaucoup de recul. Et il proposait une nouvelle devise: partage,solidarité et fraternité. Seules ces valeurs sont garantes de l’égalité humaine

    mathieu.
    NB: je suis devenue un ancien client de prostituées grace à l association patatras dont les conseils m’ont permis de vivre ma première histoire d’amour.
    Je connais un éducateur qui a déclarer que le systéme suédois foutrait en l’air toutes ses années de travail avec les prostituées . Et il est aussi contre la réouverture des maisons

  3. Bravo, continuez, il est important que tous, hommes et femmes, s’organisent contre le sexisme et la domination masculine !

    • C’est clair, ne pas prétendre dominer toutes les femmes, reconnaître que l’homme n’est plus un être primitif, aux « besoins » sexuels bien supérieurs à ceux des femmes, mais une personne évoluée qui sait que 51% de femmes dans le monde ce n’est pas vraiment une minorité qu’il faut asservir, et qu’être payée pour défouler quelques hommes en manque, c’est moyennement du consentement. Quelle bande d' »efféminés » et d’ailleurs, rabaissons-les totalement au bas niveau de femme ces petits utopistes, fous de croire en l’égalité des sexes alors que c’est beaucoup plus rigolo de laisser croire aux hommes qu’ils ont le pouvoir par leur genre et aux femmes qu’elles ne l’ont pas à cause de… leur genre ! Ou alors elles ont été choisies pour un boulot pas mal pas par leurs compétences hein, elles ont dû passer sous le bureau, ou être garçon manqué, au choix.

  4. Si on parle rapports sexuels tarifés entre deux adultes CONSENTANTS,LIBRES ET INFORMÉS,en quoi parle t-on d’exploitations???
    Oui,je suis contre toute forme de proxénétisme,ou qu’on utilise la force de quelque maniere qu’elle soit,envers les femmes(ou les hommes d’ailleurs),mais prétendre que des relations sexuelles tarifés entre deux adultes consentants est MAL,représente du sexisme ou de la domination,j’aimerais qu’on m’explique.
    Ne s’agit-il pas ,encore une fois,d’hommes ne pouvant pas accepter que des femmes soient libres de faire ce qu’elles veulent,que des femmes soient libres d’avoir une sexualité forte et assumée?…Je le pense.
    C’est ,encore une fois,une facon pour le male,de controler la sexualité de la femelle…
    Et ca s’appelle zeromacho…mon oeil oui!

    • Cf les réseaux prostitueurs, un peu beaucoup fréquents quand même, Mario… Et imaginez la situation inverse, juste pour rigoler, jamais je n’oserais vouloir rabaisser l’homme à la simple femme hein, mais imaginez-vous payé pour des rapports sexuels. Ça fait rêver, hein! Maintenant imaginez-vous que ce ne sont pas vos envies qui soient assouvies mais bien celles d’un partenaire qui vous a payé, acheté donc pour pouvoir disposer librement de votre corps, et ciel que les clients sont doux en général c’est un plaisir au quotidien de connaître (subir) cette adorable fonction 15 fois par jour au point d’avoir le corps irréparablement abîmé. Alors bon, pourquoi se plaindre? Qu’est-ce que ça représente, la dignité, quand on se fait payer 50 € la passe, hein ? Je ne parlerai même pas des mentalités qui en découlent, avec 99 % de prostituées femmes, c’est joli de généraliser au genre en général. Toutes des putes t’façon !

  5. Ces hommes ne sont pas clients parce qu’ils n’ont pas besoin de l’être : bonne gueule, argent, intelligence mais pour ceux qui n’ont pas tout cela? Dans le « Meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley, il n’y a pas de prostitution mais tout le monde se donne à l’autre, même pour satisfaire les désirs les plus déviants. Pour le reste, nous vendons tous nos bras, nos cerveaux, nos corps (et pas juste les sportifs et les prostitués….). La question est savoir si nous sommes en situation de liberté, de juste rémunération, de protection et non d’exploitation.

    • un peu facile quand même… le consentement encore et toujours. Il est primordial et essentiel mais on n’achète pas un corps, on n’achète pas du sexe. Fin de discussion

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