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Résidence alternée : changer les hommes et non changer la loi

Une proposition de loi sur la résidence alternée des enfants obligatoire en cas de séparation des parents est soumise à l’Assemblée nationale le 30 novembre. Selon Zéromacho, elle est dangereuse, et ne peut que nuire à l’égalité des femmes et des hommes.

Comme l’a montré un rapport de la Direction des Affaires civiles et du sceau, ainsi que de la Direction générale de la Cohésion sociale, 93,4 % des décisions rendues par les juges aux affaires familiales en 2014 étaient conformes à la demande des pères. Seuls 2 pères sur 10 demandent la résidence alternée, et ils l’obtiennent dans plus de 9 cas sur 10.  Pourquoi cette urgence à proposer une nouvelle loi ? Où sont les centaines de milliers d’hommes prétendument victimes de la justice ?

La réalité est que les hommes ne demandent pas la garde de leurs enfants, pas plus qu’ils ne s’investissent pleinement dans les tâches ménagères et parentales. Selon les statistiques de l’INSEE, les femmes consacrent chaque jour en moyenne 3 h 26 aux tâches ménagères, et les hommes seulement 2 h.

Le problème n’a rien à voir avec la justice : il est lié à la domination masculine. Depuis des années, des groupes masculinistes font pression pour une proposition de loi rendant obligatoire la garde alternée. La jurisprudence, dans l’affaire Serge Charnay, agresseur se présentant comme un père éploré, est pourtant suffisante.

Quand la justice refuse des demandes des pères, il s’agit d’une infime minorité des cas, et qui s’expliquent aisément.  En France, 1 femme sur 10 est victime de violences conjugales ; celles-ci ne s’arrêtent pas avec la séparation ; au contraire, cette période est particulièrement dangereuse pour ces femmes, car l’agresseur tente à tout prix de maintenir son emprise.

Faut-il accorder systématiquement à ces hommes et pères violents une résidence alternée des enfants ? Va-t-on, pour complaire à quelques hommes, mettre en danger des milliers de femmes et d’enfants ?

Pour Zéromacho, cette loi ne profitera qu’aux masculinistes et aux auteurs de violences. Pour atteindre l’égalité parentale, c’est les hommes qu’il faut changer. Pas la loi.

 

 

 

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2 réflexions sur “Résidence alternée : changer les hommes et non changer la loi

  1. Surtout ne pas rendre obligatoire et automatique la résidence alternée des enfants.
    Ceci pour les raisons que vous indiquez.

  2. Effectivement, rendre obligatoire est risqué pour les pères violents ou inintéressés qui sont quand même plus nombreux que les papapoules. Il faudrait aussi penser à l’enfant ce qu’il en pense, parfois ils ont peur ou pas envie d’aller chez leur père pour des raisons qui leur sont propres; parfois le père est complètement envahi par le travail extérieur ou tout bêtement incapable d’une garde régulière! En tout état de cause c’est au bien être et à l’équilibre de l’enfant que l’on doit penser en premier et ce n’est pas à l’application rigide d’une des multiples lois qui peuplent l’univers des intéressés.

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